Toujours pas de nouvelles d’Ali Laceuk

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La famille Laceuk et la localité de Béni Douala sont toujours sans nouvelle de leur fils, Ali, disparu depuis le 22 du mois de février dernier, sans qu’aucun signe de vie ne vienne, un tant soit peu, les rassurer. Néanmoins, les membres de sa famille ne désespèrent pas de retrouver leur fils vivant. Au 38e jour de la disparition du jeune Ali de Tala Khelil, rien n’est venu atténuer l’angoisse de ses parents. Plus d’un mois est passé depuis que Ali est porté disparu, et les siens restent dans une incompréhension qui laisse pantois plus d’un. D’autant plus que cette disparition est entourée de mystère comme ne cessent de le clamer les proches de la victime. En effet, la famille Laceuk, a dés le début refusé de parler de disparition, préférant plutôt parler d’enlèvement. Plus d’un mois plus tard, aucun signe n’est venu dissiper les zones d’ombre, même de la part des autorités. D’après Mohand Amokrane, le frère de la victime, la famille n’a reçu aucun appel de la part des autorités donnant de nouveaux éléments de l’enquête, ou du moins les rassurer. Le frère d’Ali affirmera qu’« il n’y a toujours rien de nouveau et Ali n’a donné aucun signe de vie». Le même interlocuteur, contacté par nos soins, signalera par ailleurs le soutien des citoyens de la région, notamment des jeunes du village de Tala Khellil à Béni Douala. Selon lui, une opération de recherche a été organisée par les jeunes du village qui ont essayé de suivre toute trace pouvant mener vers le jeune homme disparu. Ces recherches entreprises à proximité du barrage de Taksebt n’ont, hélas rien donné nous dira Mohand Amokrane, « mais cela nous a permis d’écarter tous les doutes qui nous taraudaient l’esprit, car maintenant, nous savons qu’il n’y a rien de ce côté-là ». Il affirmera, par la suite, que pour le moment, aucune autre action n’est entreprise par les membres de la famille et les citoyens de la région pour réclamer la libération de Ali Laceuk. Car pour eux, il s’agit bien de « libération » et donc d’un enlèvement. Mohand Amokrane signalera, par ailleurs, que dans un premier temps, l’opération de recherche devait être élargie à toute la région de Béni Douala, dans le but de trouver un quelconque indice qui mènerait vers la victime, handicapée pour rappel à 60%. Mais l’opération n’a, par la suite, concerné que les alentours de la demeure familiale que les jeunes du village ont passé au peigne fin. De son côté le président de l’Union des comités de village de Béni Douala affirme, lui aussi, qu’« aucune autre action n’a pour le moment été envisagée », même si, ajoute-t-il, « la mobilisation reste la même qu’au début ». Il affirmera, par ailleurs, que pour le moment « on attend et on espère, car on nous a dis que l’affaire est entre les mains de l’Etat. Nous ne pouvons qu’attendre ». Depuis la disparition de Ali Laceuk, le 22 février dernier, plusieurs actions ont été menées par les comités de villages de Béni Douala. Des marches, des sit-in, des grèves générales…                              

T. Ch.

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