Rien ne va plus dans le secteur de l’action sociale de Tizi-Ouzou. Les travailleurs ont décidé d’entamer un mouvement de protestation.
Sous l’égide de la section syndicale, affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), les travailleurs de l’action sociale de Tizi-Ouzou ont annoncé une journée de grève pour demain, afin de réclamer l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle. Ils affirment avoir interpellé à plusieurs reprises le directeur de l’action social au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, mais que ce dernier n’a pas voulu prendre en compte les différents points mis en avant dans la plate-forme de revendications que tous les travailleurs ont signée. Un courrier lui a en effet été transmis en date du 6 mars dernier, avec un rappel en date de 18, pour réclamer une prise en charge de leurs exigences. Mais aucune suite n’a été donnée à leurs doléances, signale la section syndicale dans sons préavis de grève de huit jours, signé le 26 mars dernier. Celui-ci prend fin donc aujourd’hui et la grève commencera demain. Cette action est organisée, lit-on dans le préavis « suite à la constatation du mépris de monsieur le directeur de l’action sociale et de la solidarité envers nos revendications ». Dans le même document, de nombreux points ont été soulevés. Les revendications sont relatives à la situation qui prévaut à la direction de l’action sociale et de la solidarité de Tizi-Ouzou qui « se dégrade de plus en plus et nous interpelle », signale le syndicaliste. Ainsi et parmi les 27 points que compte la plate-forme de revendications, dont nous détenons une copie, ce sont leurs conditions de travail jugées déplorables que ces travailleurs dénoncent. La section syndicale réclame en effet, « la reconversion des postes aux plus anciens », premier point désigné dans la plate-forme. Ils exigent aussi « l’ouverture de postes de travail ciblés pour les personnes employées dans le cadre des dispositifs de solidarité », tout en leur « offrant la possibilité d’acquérir un capital expérience ». Elle demande également de « mettre un terme aux affectations arbitraires et de procéder à la réintégration des éléments victimes de cette pratique », de « mettre un terme au recours à la désignation par décisions internes aux postes spécifiques alors que les cadres déjà en place sont soit marginalisés soit réduits au silence ». Les exigences des travailleurs porte aussi sur l’amélioration des conditions de travail. C’est le cas de « la révision du fonctionnement du bureau des personnels qui souffre de l’absence de responsabilité de transparence, d’équité et de communication ». La grève arrêtée pour la journée de demain a par ailleurs été décrétée afin de demander le renouvellement de certaines instances au sein de la DASS. C’est le cas de la commission des œuvres sociales, de la commission paritaire en arrêtant la périodicité des réunions et en y intégrant les représentants syndicaux. Le secrétaire général de la section syndicale signataire du préavis de grève signale que des copies ont été transmises au ministère de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme, au wali de Tizi-Ouzou et au secrétaire général, à l’inspection du travail et à l’UGTA, union de wilaya de Tizi-Ouzou.
T. Ch.

