…Tirmitine en souffre également

À Tirmitine, une commune sise au sud-est de la wilaya de Tizi-Ouzou, le secteur de la santé publique est en souffrance. Pour se soigner, la population n’a d’autre choix que de rallier le chef-lieu de wilaya, distant d’une dizaine de kilomètres, ou de solliciter les services des médecins du secteur privé. Pour les accouchements, les parturientes continuent d’endurer le calvaire. Il faut se rendre ailleurs et prendre leur mal en patience. Rappelons que dans cette commune qui compte 20 000 habitants, répartis sur une trentaine de villages, on ne recense qu’un seul centre de santé sis au chef-lieu, et trois unités de soins éparpillées sur le territoire de la municipalité. Pour ce qui concerne le centre de santé du chef-lieu, il est conçu pour être une véritable polyclinique. Mais hélas, sur les lieux, le constat est tout autre. Ce centre ne dispose, en effet, ni d’un service de maternité ni de celui de la radiologie, ni d’un laboratoire pour les analyses médicales, ou encore moins d’une ambulance. Certes, les consultations sont assurées et les soins de bases sont prodigués aux patients, mais cela demeure insuffisant pour parler de soins gratuits et de proximité. Les unités de soins de Ait Arif, Zerouda ou encore celle de Tirmitine, n’assurent que de simples soins pour les malades, à savoir le changement des pansements et les injections. Les citoyens que nous avons rencontrés, la semaine dernière, lors de la fermeture du siège de l’APC, n’ont pas cessé de crier leur ras-le-bol de ce manque criard en la matière. « Nous interpellons les responsables du secteur de la santé pour y intervenir. Nous réclamons une polyclinique digne de son nom et dotée de moyens matériels et humains. Et surtout la rendre opérationnelle 24/24 heures. Nous demandons aussi la construction d’unités de soins à travers les villages qui n’en disposent pas encore. Il est incompréhensible pour nous d’accepter le fait que notre commune forte de plus de 2 0000 habitants ne dispose même pas d’une ambulance pour au moins les cas les plus urgents », disent-ils à l’unanimité.

 Hocine. T.