Les marins d’IBC en sit-in à Alger

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Les marins d’IBC ne comptent pas lâcher du lest. En effet, ils se sont encore une fois rassemblés, hier, devant la maison de la presse Tahar Djaout, à Alger, pour dénoncer la sourde oreille dont font preuve les responsables face à leurs revendications.  Cette unième action de protestation est motivée par le mutisme des responsables de la compagnie quant au paiement des arriérés de salaire depuis 4 mois, et le  cas des marins subalternes ayant été affectés, aux entreprises du sous traiteur maritime et portuaire, pour des postes à terre. « Les responsables de la compagnie se sont engagés, le 6 décembre 2012, en présence des syndicalistes et des représentants de l’UGTA, à payer et à redéployer les huit marins. Mais jusqu’à maintenant rien n’a été concrétisé », s’est indigné hier, Rabah Youtichène, président du syndicat du personnel navigant.  Il insistera sur la détermination des 255 travailleurs à aller jusqu’au bout, afin de faire aboutir leurs revendications : « les rassemblements vont continuer jusqu’à ce que les responsables acceptent de dialoguer avec nous, pour trouver des réponses satisfaisantes à nos doléances », a précisé M.Youtichène. Dans ce sillage,  il a salué les efforts consentis par la direction de la marine marchande et des ports, au niveau du ministère des Transports, qui a mené presque à terme l’opération  de redéploiement des marins à titre provisoire, « mais le mutisme affiché par la présidente SGP Gestramar vient de compromettre ce précieux acquis et risque même de le détruire », lit-on dans le communiqué rendu public, hier, par le même syndicat. De ce fait, ce dernier a tenu à dénoncer l’indifférence des responsable d’IBC quant aux doléances de ces marins, qui se trouvent dans une situation « lamentable » : « l’indifférence affichée par la présidence SGP Gestramar est totalement  incompréhensible et suscite un profond mécontentement chez les marins », a indiqué le communiqué. Par ailleurs, les protestataires ont pointé du doigt la détérioration de leur cadre de vie, face aux pratiques « abusives » des responsables d’IBC : « depuis mon départ à la retraite en 2010, je n’ai pas encore touché ma pension ni mon indemnité  », a lancé un marin. « Les atteintes à la dignité ne sont plus des craintes, mais une réalité tangible. Ce qui est plus dangereux c’est quelles deviennent banales aux yeux de certains de nos responsables. Nous souhaitons que la tutelle et les pouvoirs publics provoquent une réflexion profonde sur l’avenir d’IBC, pour la doter d’un plan ambitieux d’accompagnement et de relance économique », ont souligné les rédacteurs de ce communiqué.

Samira Saïdj

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