62% de suivi, selon le syndicat

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Les différentes commissions, affiliées à l’Union nationale des travailleurs de l’éducation et de formation (enseignants, directeurs, censeurs, conseillers d’éducation, adjoints d’éducation, économes, corps communs, ouvriers professionnels, et agents de sécurité et de prévention …) ont observé hier, une journée de protestation.  Contacté par nos soins, le secrétaire général de l’Unpef dira : « tous les corps de l’éducation ont uni leurs forces pour frapper fort, afin de faire valoir leurs revendications ». Le taux de suivi de ce mouvement de grève, selon la même source, est estimé à 62% à l’échelle nationale. Ce taux est de 90% à Sétif, 88% à Alger-Ouest, 80% à Alger-Est, 60% à Alger-centre, 71,63% à Tizi-Ouzou, 65% à Blida, 61% à Boumerdès, 75% à Béjaïa et 40% à Bouira. « La grande mobilisation des travailleurs de l’éducation nationale dénote de l’exaspération de ces derniers face au mutisme du ministère de tutelle », nous a affirmé le SG de l’Unpef.  Selon notre interlocuteur, cette action de protestation intervient pour « dénoncer le nouveau statut particulier qui a lésé certains corps relevant du secteur de l’éducation nationale ». « Les travailleurs du secteur en question ont été nombreux hier à répondre au mot d’ordre d’un rassemblement devant les directions de l’éducation, à l’échelle nationale », a ajouté la même source. Rappelons, toutefois, que l’Unpef a adressé une lettre au Premier ministre, dans laquelle il le sollicite pour procéder au gel du statut particulier révisant le décret 315-08. Les revendications de l’Unpef, tournent principalement autour de « l’intégration de certaines catégories d’enseignants du cycle primaire et moyen dans des postes correspondants à leur profil, en application des lois et règlements et cela sans conditions. Sont également fortement exprimés par le syndicat, le droit des adjoints de l’éducation à la promotion dans leur carrière et à leur intégration dans la catégorie 10 au lieu de 8 ». En outre, l’Unpef exige la régularisation de la situation des ingénieurs dans les cycles primaire et moyen et l’intégration du personnel technique des laboratoires dans le statut de l’éducation nationale. Concernant les corps communs, ils réclament à travers ce syndicat, la suppression de l’article 87 bis et leur intégration dans le corps de l’éducation.

L.O.Challal

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