Béjaïa Sortie de Sid Ahmed Ferroukhi, ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques – Plusieurs projets visités

Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, M. Sid Ahmed Ferroukhi, a effectué jeudi dernier, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Béjaïa, qui l’a conduite notamment sur la côte ouest et au port de pêche de Sidi Abdelkader où il eu à inspecter des chantiers de réalisation d’infrastructures portuaires et, surtout, à écouter les doléances des marins pêcheurs. A Béni Ksila, commune de l’extrême ouest de la wilaya, le ministre a reçu toutes les explications relatives à l’aménagement d’un abri de pêche. Celui-ci, d’un montant 2 916 46 89O DA, sera réalisé par le groupement d’entreprises Méditram-Sotramest, dans un délai de 36 mois. Alors que l’ordre de service a été donné le 29 septembre 2011, le taux d’avancement des travaux est, présentement, de 15 %. Mais le DTP, présent sur les lieux, a signalé que le projet a déjà accusé un retard d’une année. Selon la fiche technique, le port, une fois réalisé aura une capacité d’accueil de 20 sardiniers et de 6O petits métiers, et la production projetée est de 4 200 tonnes de poisson par an. Toujours dans la même commune, le ministre s’est par la suite rendu au chantier de réalisation d’une plage d’échouage, d’un montant total de 15 65O OOODA. Le tout consiste en la réalisation d’une plate-forme d’une capacité d’accueil de 2O bateaux, de l’aménagement d’un accès à la plage d’échouage et en la construction de 10 cases de pêcheurs, dont l’une sera transformée en sanitaires et une autre en un point de vente de poisson. Il restera à réaliser, selon les revendications des pêcheurs, un poste d’alimentation en énergie électrique et les conduites d’AEP pour les cases des pêcheurs, ainsi que l’assainissement et l’aménagement de l’accès à la plage d’échouage, qui n’est pas encore réalisé. Mais les vrais problèmes des marins pêcheurs, aux dires de Nacer Bouchelaghem, président de la chambre de la pêche, sont, surtout, la mauvaise gestion du secteur et le manque de matériel de pêche, comme les filets et les flotteurs. L’étape suivante du ministre a été le port de pêche et de plaisance de Tala Guilef, dont la digue a été partiellement endommagée le 15 mars dernier, par la houle. La commission chargée d’enquêter sur les raison de cette catastrophe n’a pas encore rendu son verdict. C’est un port qui est en pleine activité bien qu’il ne soit pas encore officiellement réceptionné. Le montant du projet est de 3 O88 985 273 DA. Selon la fiche technique, sa capacité d’accueil est de 15 chalutiers, 3O sardiniers, 4O petits métiers, 15 navires de pêche hauturière et 50 embarcations de plaisance. Toujours d’après la fiche technique, la production projetée est estimée 11 000 tonnes par an et le nombre d’emplois, directs et indirects, générés est de 1 OOO. Après un crochet fait à Oued Ghir où se trouve une unité de transformation de thon, qui est à l’arrêt à cause du manque de matière première, et une visite du chantier de construction navale « Iselmane » dans la commune de Tala Hamza, M. Sid Ahmed Ferroukhi s’est rendu au port de pêche de Sidi Abdelkader à Béjaïa, où il s’est longuement entretenu avec les marins pêcheurs. Les problèmes soulevés par ces derniers avaient trait, entre autres, à la construction d’une station d’épuration des eaux usées de la vieille ville, qui se déversent actuellement au port, à l’élargissement de la porte d’entrée du port, pour permettre aux clients de prendre rapidement leur marchandises, à l’exigüité des cases des pêcheurs, à l’insuffisance de l’énergie électrique pour la fabrique de glace, entre autres problèmes.

B. Mouhoub