Utilisés depuis des années , les somnifères sont certainement parmi les plus anciens médicaments. Aujourd’hui, ils forment une famille très vaste et hétérogène. Des plus doux aux plus sédatifs.
Ainsi en tête de la consommation mondiale ! Un palmarès qui pose problème quand on connaît tous les risques associés la prise de ces médicaments.
Les somnifères responsables de reflux gastro-oesophagien
Les hypnotiques ont des effets myorelaxants, c’est-à-dire qu’ils abaissent le tonus musculaire. C’est pourquoi ils peuvent provoquer un dysfonctionnement de la régulation respiratoire et donc aggraver des apnées du sommeil existantes ou favoriser leur survenue.
Plus de risque d’être atteint d’Alzheimer ?
Les études ont montré que la consommation de somnifères est associée à l’augmentation de la survenue de maladie d’Alzheimer. Cependant cela ne prouve pas qu’il y ait un lien de cause à effet, plusieurs autres facteurs peuvent être liés. Il pourrait en effet y avoir par exemple une corrélation entre le sommeil fractionné et une prédisposition à cette pathologie. En revanche, il est bien établi que la prescription de ces médicaments aggrave les symptômes de la maladie et accélère son évolution.
Gare aux chutes !
On constate que la prescription de somnifères augmentent avec l’âge. 30% des plus de 65 ans en consomment. Or, ces traitements exacerbent les problèmes de mémoire, diminuent réellement la vigilance ce qui augmente les risques d’accidents domestiques.
Plus de risque de décéder d’un cancer ?
En février 2012, une étude américaine montrait que les risques de mortalité notamment par cancer, étaient quatre fois plus élevés chez les consommateurs de somnifères (benzodiazépines et barbituriques). Si les dangers liés aux benzodiazépines et aux barbituriques sont avérés, l’étude doit quand même être prise avec des pincettes.
Ils majorent le risque d’accident sur la route
Sur autoroute, la somnolence est la cause d’un accident mortel sur trois. Les médicaments psychoactifs seraient responsables de 3,3% de la totalité des accidents. Parmi les effets secondaires de ces produits, on observe la baisse de la vigilance, des réflexes et de la concentration dans la journée.
C’est très dur d’arrêter quand on a commencé…
Sous le terme de somnifères, on regroupe couramment deux types de médicaments : les hypnotiques qui induisent le sommeil et les anxiolytiques qui eux, abaissent le niveau d’angoisse. « Les hypnotiques se fixent sur les récepteurs des cellules nerveuses et peuvent ainsi provoquer une accoutumance. L’arrêt est donc difficile d’autant que beaucoup de patients essaient de cesser brutalement leur prise ce qui provoque un rebond des insomnies.

