Le secteur de l’éducation et en pleine ébullition. Le conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) et le syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) ont emboîté le pas à l’Unpef, en observant, hier, leur premier jour de grève.
Ceci pour protester contre la non-satisfaction de leurs revendications dont la révision du statut particulier et le régime indemnitaire qui n’a pas été à la hauteur des attentes, la classification et la gradation, ainsi que la retraite. Quant aux directeurs et censeurs des établissements secondaires, affiliés à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de formation (Unpef), ils poursuivent leur mouvement de protestation de quatre jours, entamé dimanche. Hier, au deuxième jour de la grève, « le taux de participation a atteint 73,05% », a indiqué son président, Ennoui Benbarghouth, qui a annoncé la tenue, simultanément, de sit-in devant les directions de l’éducation des wilayas du pays. De leur côté les travailleurs du Sud et des hauts plateaux, relevant de l’Unpef, ont reconduit leur mouvement de grève de trois jours. « Il y a eu une forte adhésion à ce mouvement de protestation et nous sommes amplement satisfaits », a indiqué le président de l’Unpef, lors d’une conférence de presse tenue hier au niveau de son siège national. Le taux de suivi a été de l’ordre de 72%. Ce syndicaliste a, à cet effet, annoncé aussi l’adhésion d’autres secteurs, à l’image de l’enseignement supérieur, de la santé et l’administration publique. Sur ce dernier point, le président de l’Unpef s’est élevé contre l’attitude de la tutelle qui selon lui, « continue à se confiner dans son silence et ce, malgré notre appel à la grève ». « Le ministère de tutelle n’a même pas essayé de nous inviter au dialogue pour essayer de trouver un terrain d’entente aux problèmes des travailleurs de l’éducation », a fulminé le conférencier. De ce fait, M. Sadek Dziri a appelé la tutelle à ouvrir les portes de dialogue. Toutefois cette entité syndicale maintient sa décision d’observer une journée de grève demain, ponctuée par un rassemblement devant l’annexe du ministère de l’Education, à Ruisseau. Quant au Snapest, il s’est réjouit de l’adhésion des travailleurs de l’éducation qui ont répondu favorablement à l’action initiée par le syndicat dans les régions du Sud et des hauts plateaux. Selon lui, le taux de suivi enregistré au premier jour de ce débrayage est de l’ordre de 74,23%, à travers pas moins de 23 wilayas du Sud. Quant au taux de suivi enregistré au niveau de l’enseignement secondaire, il est estimé à 75,16%. Pour sa part, le chargé de communication et de l’information au niveau du Cnapest s’est félicité de la grande mobilisation des enseignants des trois paliers. Au premier jour de ce mouvement de grève, le taux de suivi est estimé à 85% au niveau du secondaire, il varie entre 20 et 30% au niveau du cycle moyen, et entre 15 et 20% au niveau du primaire. Ce syndicaliste ajoutera : « nous attendons que le ministère de l’Education réponde favorablement à nos doléances ». « Dans le cas contraire, les enseignants sont prêts à aller plus loin dans leur lutte, en appelant à boycotter les examens de fin d’année », a indiqué notre interlocuteur.
L. O. Challal

