La bibliothèque centrale de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira se fait toujours attendre, au grand dam des étudiants. Ces derniers sont exaspérés et se disent » abandonnés » par l’administration. D’ailleurs, les étudiants du département de français ont récemment enclenché une grève, dans le but de dénoncer leurs conditions d’études qu’ils jugent lamentables. Ils ont insisté notamment sur l’achèvement » dans les plus brefs délais » des travaux de la nouvelle bibliothèque de l’université de Bouira. » Nos bibliothèques, en plus d’être trop exiguës pour contenir le nombre croissant d’étudiants, sont, également, de véritables porcheries », notera Samir, un étudiant en deuxième année LMD, en droit général. Avant d’ajouter : » On nous a promis une nouvelle bibliothèque, plus grande, plus riche en ouvrages et mieux équipée. Toutefois, jusqu’à présent, on n’a rien vu venir, à part les ouvriers qui font le pied de grue devant le chantier ». Une étudiante en sciences commerciales dira d’un ton désabusé : » Cette bibliothèque est un éternel chantier! En attendant sa réception, on continue à réviser dans des salles miteuses qui ressemblent beaucoup plus à un souk, qu’à une bibliothèque digne de ce nom ». «Les bibliothèques existantes offrent bien peu de commodités », ajoute un autre étudiant. La nouvelle bibliothèque centrale, qui a une capacité de 1 000 places et dotée, selon sa fiche technique, de plusieurs salles de lecture, une médiathèque et une cafétéria, devait être réceptionnée au mois de février dernier. Voulant connaître les raisons de ce retard, contact a été fait avec le chef du projet qui nous a expliqués que cette bibliothèque a pris un » léger » retard, du fait de la non réception des équipements, notamment ceux liés à la boiserie et autres matériaux de finition. » Nous sommes à pied d’œuvre pour terminer les travaux pour livrer cette bibliothèque dans les plus brefs délais », a-t-il assuré. Interrogé sur la date de sa réception, notre interlocuteur a tablé sur le 20 mai prochain coïncidant avec la journée nationale de l’étudiant.
Ramdane B.