n La sortie de Ali Laskri, numéro 2 du FFS, venu à la Maison de la culture de Bgayet, mardi en début de soirée pour apporter son soutien aux candidats du parti, n’aura pas dérogé à la règle qui impose aux cadres et militants des discours musclés et critiques à l’égard du pouvoir et de se poser comme force politique d’opposition de tout premier plan. M. Laskri, devant une assistance nombreuse, s’est longuement apesanti sur l’impérieuse nécessité « de réhabiliter le politique dans la région en faisant participer le citoyen ». La finalité étant de mettre fin à la maffia locale. « Notre participation, ajoutera-t-il, est une option politique. A crise politique, issue politique ! Il s’agit pour nous de faire un forcing contre les prédateurs de tous poils ». Son analyse de la situation inédite, induite par le nombre élevé de listes, l’amène à conclure à « un éparpillement des voix et donc à une recomposition de la carte politique de la région par la cooptation qui ne sert nullement le citoyen ». Enfonçant davantage le clou, l’orateur entrevoit « un risque majeur de démobilisation de l’électorat avec comme toile de fond le retour à la pensée unique ». « Toutes ces données ne peuvent que présager une fraude » ajoutera-t-il avant de lancer des piques à l’endroit de ceux qui font allégeance au pouvoir. Une flèche enfin a été décochée en direction de « ceux qui parlent d’absoudre le crime par le truchement d’une réconciliation nationale qui est passée par la force ».
M. R.
