L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a affirmé hier à Alger, son refus d’exploiter
la grève des boulangers, prévue pour mardi prochain, à des fins politiques.
«Cette action est un droit constitutionnel. Pourquoi on repproche aux boulangers d’avoir décidé d’observer une grève, au moment où toutes les organisations syndicale pratiquent ce droit sans aucune pression ? », s’est indigné hier, El Hadj Tahar Boulenouar, le porte-parole de l’UGCAA, lors d’un point de presse tenu à Alger. Suite à des rencontres régionales qui ont été organisées, hier, dans six wilayas, à savoir Alger, Tizi-Ouzou, Sétif, Constantine, Oran et Béchar, les représentants des boulangers ont rendu public une série de décisions, dont l’annonce de leur adhésion au mouvement de grève, « dans le but de faire aboutir les revendications socioprofessionnelles de cette corporation, qui soufre, depuis longtemps, de plusieurs problèmes », lit-on dans le communiqué rendu public. Les rédacteurs de ce communiqué n’ont pas manqué de mettre l’accent sur la volonté de leur organisation syndicale à mettre en place un dialogue avec le département de la tutelle pour débattre des sujets relatifs à la régularisation de cette profession. De son côté le président de la commission nationale des boulangers a dénoncé le mutisme du département de Benbada quant au règlement des problèmes du secteur. « Le ministre avait promis de prendre en charge les doléances de la corporation avant la fin du mois dernier, mais en vain. En dépit de sa reconnaissance de la légitimité des revendications des boulangers, ces derniers n’ont pas encore obtenu gain de cause », a-t-il dit. Il appelle les autorités à régulariser ce secteur en révisant le décret officiel datant du 1996, « il faut revoir le prix du pain, sa qualité et sa commercialisation », a suggéré le conférencier. En faisant état d’une proposition, qui a été remise à la tutelle, portant sur les méthodes qu’il faut utiliser afin de réduire à 30% la facture d’importation de la farine.
Samira Saïdj

