La Dépêche de Kabylie

Béni Douala Ils demandent «leur part de développement» – Les habitants de Tamaghoucht ferment la daïra

Les habitants du village Tamaghoucht, relevant de la commune de Béni Douala, ont fermé hier, le siège de la daïra afin de faire entendre leur cri de détresse et réclamer leur part de développement.

En effet, les manifestant ont, dès les premières heures de la matinée, suspendu des banderoles sur le portail de la daïra, sur lesquelles l’on pouvait lire : « Nous demandons notre part de développement », « Nous demandons le lancement du projet de PPDRI », « Revêtement de la route, foyers de jeunes et aménagement du cimetière ». Les villageois réclament en effet le relancement du plan de proximité de développement rural intégré (PPDRI), décidé en 2007 et reformulé en 2011. Pour les protestataires, ce projet a enregistré un retard considérable : « Comment se fait-il qu’un projet de développement ait accumulé plus de cinq ans de retard depuis la première décision prise en 2007 », pestera un habitant. Un autre soulignera l’état de délabrement de la route reliant le village de Tamaghoucht à celui de Tamaright, sur une longueur de 5 kilomètres. « Nous souffrons de l’état lamentable de la chaussée depuis des années. Son revêtement fut bel et bien retenu, mais hélas, le projet ne voit toujours pas le jour et nous continuons à circuler sur des nids de poules et des crevasses… ». Les habitants demandent en outre la réalisation d’un foyer de jeunes qui demeure un rêve pour la masse juvénile : « nos jeunes n’ont pas d’autres alternatives que les cafés maures pour passer leur temps ». Les villageois regrettent également l’état de ruines dans lequel se trouve l’ancienne école qui date de l’ère coloniale : « Nous avons demandé également des responsables la démolition de cette structure qui présente un danger permanant pour les villageois notamment pour nos enfants, mais en vain. Aucune suite ne nous a été donnée ». En fin, nos interlocuteurs ont relevé la dégradation que subit leur cimetière qui nécessite une prise en charge urgente. Nous apprendrons de ces mêmes villageois qu’une réunion a été tenue avec le chef de daïra de Béni Douala, et que des promesses leur ont été données : « les responsables nous ont promis de prendre en charge ce dossier ».

 A. G.  

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