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…Expositions et conférences au menu à Souk El Tenine…

La jeune association Thighri illemzi  du village Ait Amar, relevant de la commune de Souk El Tenine dans la daïra de Maâtkas a, incontestablement, malgré le manque de moyens, réussi la célébration du 33ème anniversaire du printemps berbère. L’école de Taghlit, où s’est tenue la manifestation, a rompu avec la monotonie qui la caractérisait par le passé. En effet, depuis le début de la matinée, les villageois, les autorités locales et de nombreux invités de marque, notamment M. Klalèche, vice-président de l’APW, ont afflué vers cet établissement pour visiter les différentes expositions prévues par les jeunes de cette dynamique association culturelle. Il était question de bijoux, de robes Kabyles, de miel, de dessins, de plantes médicinales et de tout ce qui a trait à la culture berbère, et surtout de documents relatant la chronologie des évènements d’avril 80. Un jeune adhérent de l’association, que nous avons rencontré sur place, dira : « Même si nos moyens ne sont pas importants, nous tenions quand même à marquer l’événement. Les sacrifices consentis par les anciens militants du Mouvement Berbère ne peuvent pas être occultés. C’est grâce à eux qu’aujourd’hui, nous pouvons nous exprimer librement. Certes, le chemin est encore long, mais il faut y croire et surtout continuer de lutter pour atteindre notre objectif principal à savoir l’officialisation constitutionnelle de la langue Amazighe ».  Il est aussi à signaler qu’une conférence sur les événements d’avril 80 et le combat pour la reconnaissance de la culture amazighe a été animée par le professeur Youcef Sahel. Une rencontre qui a attiré une foule nombreuse, composée essentiellement de jeunes qui voulaient s’imprégner des événements et de la genèse du printemps berbère. Le conférencier n’a pas manqué de conter l’histoire des Amazighs depuis la nuit des temps et leur lutte pour la reconnaissance de leur identité. Le vice-président de l’APW indiquera, à la fin de la conférence : « Notre assemblée est prête à accompagner les jeunes et toutes les énergies saines pour le rayonnement de la culture et du savoir. Notre présence, ici, est synonyme de notre adhésion totale à tout mouvement et à toute manifestation pacifique en vue de la reconnaissance officielle de la langue amazighe».

Hocine T

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