Cinq mois après le renouvellement de l’assemblée – Le blocage persiste à l’APC d’Agouni Gueghrane

Le blocage persiste à l’APC d’Agouni Gueghrane, une municipalité située à l’extrême sud de la wilaya de Tizi-Ouzou. Cinq mois après les élections locales du 29 Novembre dernier, seul le maire, du RND, fut installé en décembre dernier. Il n’y a ni vice-présidences ni commissions. Les trois assemblées, dont la dernière remonte à mercredi dernier, auxquelles le nouveau maire avait appelé n’ont abouti à aucun résultat. Depuis, c’est le blocage total, alors que la population bâtissait tant d’espérances sur le renouvellement de l’APC. Il est à rappeler que l’urne, à la fin de la journée du 29 Novembre, avait donné quatre siège pour le RND, un pour le FLN,  4 sièges pour les indépendants et quatre autres pour le RCD. Après trois tentatives donc l’APC ne semble toujours pas parvenir à un consensus qui enclenchera le début du travail. Pendant ce temps les citoyens sont dans l’attente et restent otages de leurs élus. Et les autorités n’ont jusque là pas intervenues pour désamorcer cette crise qui semble un remake du précèdent mandat. En effet, lors de la majeure partie du temps qu’avait pris la dernière mandature, l’APC était également bloquée. A souligner à l’occasion que les trois têtes de listes élues du RND, RCD et indépendant, faisaient partie de l’équipe sortante. C’est à croire que la population locale assiste à un prolongement de l’ancien conflit qui avait miné les élus à son détriment contrainte désormais d’assister impuissante au spectacle. La commune accumule pourtant du retard dans plusieurs secteurs de développement. En effet, étant située en pleine montagne, les habitants subissent les affres du climat, en étant dépourvus de commodités vitales, telles que le gaz de ville. Même les routes sont dans un état déplorable. Et cela, sans parler de l’inexistence de structures de base comme les unités de soins. A titre d’exemple, l’unique chemin qui relie le village d’Ait Argane à la RN30 via le CW11, est dans un état lamentable, et de ce fait, les villageois de ce hameau souffrent énormément de l’isolement. Le chef-lieu communal, qui doit constituer la vitrine de la localité ressemble beaucoup plus à un village abandonné. Les engins et les camions de la commune sont garés, au même titre que les véhicules privés, dans la rue, sans sécurité ni parc sécurisé. Le siège de l’APC n’est pas conforme à une institution de l’Etat et aux besoins des citoyens, l’unité de soins qui existe nécessite des travaux énormes d’aménagement, à l’intérieur et à l’extérieur … La route reliant le chef-lieu à la commune d’Ouadhias commence à montrer ses limites. Les trois unités de soins, implantées dans les villages d’Ait Argane, Tafsa Boumad et Ait El Kaid, ne répondent pas aux normes requises en matière de la prise en charge des villageois. Le transport scolaire, l’habitat rural, le gaz de ville, le stade, les foyers pour les jeunes … se sont autant de manques sur lesquels les élus locaux doivent se pencher. Les autorités compétentes, dont le wali, devraient intervenir dans les plus brefs délais pour débloquer la situation, estiment des citoyens de la municipalité.

A. G.