L’association Mechaâl El-Chahid a organisé avant-hier, dans la commune de Boukram, relevant de la daïra de Lakhdaria, une rencontre sur le mythique Commando « Ali Khodja ». Ce commando, dont certains éléments sont toujours en vie, à l’instar de la Moudjahida Mme Nachet dite ‘’Mimi’’, Ali Baryanou, Mohamed Chérif Ould El-Hocine et le commandant Rabah Zerari, alias ’’Cdt Azzedine’’, a fait trembler l’armée coloniale durant la guerre de libération nationale, sous le commandement d’Ali Khodja, tombé au champ d’honneur à Bordj El Kiffan en 1956. C’est dans l’objectif d’honorer tous ces héros de la guerre de révolution, que ladite association a organisé samedi dernier, une cérémonie à la mémoire de ce commando d’élite. Selon M. Mohamed Abad, président de l’association Mechaâl El-Chahid, « cette cérémonie s’inscrit dans le cadre des festivités du cinquantième anniversaire de l’Independence. À cet effet, il est du devoir de notre association de rendre un vibrant hommage à ces femmes et à ces hommes qui ont contribué par leur bravoure et leur héroïsme, à écrire l’histoire de notre pays en lettres d’or», soulignera notre interlocuteur. En effet, c’est dans une ambiance solennelle et chargée d’émotion que les ex-membres de ce commando de choc se sont souvenus de leur compagnon d’armes, le martyr Ali Khodja. « C’était un lion au combat et un fin stratège militaire », diront de lui ses anciens frères d’arme. M. Ould El Hocine dira à ce propos : « Si Ali, comme on l’appelait, a très vite compris que l’Algérie française n’avait aucun sens et que c’était une absurdité de plus, que le colonisateur voulait faire gober au peuple. Il (Ali-Khodja, ndlr) avait l’étoffe du héros. Après sa désertion de l’armée française, il rejoignait le colonel Ouamrane dans le maquis, ce dernier le nommera à la tête de la zone de Palestro (wilaya IV) au grade de lieutenant, et en tant que chef de notre commando ». Parmi les faits de guerre de ce commando, on notera la célèbre bataille de Palestro (Lakhdaria) où l’armée française avait essuyé l’une de ses plus cuisantes défaites, avec plus d’une soixantaine de soldats français tués.
Ramdane B.
