Comme annoncé dans notre édition d’hier, l’unité AlCOST de Béjaïa a été retenue par le groupe Confection et Habillement (C & H) dans le cadre d’un partenariat avec la société turque Ringelsan, pour le lancement, en Algérie, de deux unités industrielles dont la deuxième sera localisée à Rélizane.
La cérémonie de signature des pactes d’actionnaires a été organisée, sous l’égide de Chérif Rahmani, ministre de l’Industrie de la petite et moyenne entreprise et de la promotion de l’investissement. Pour plus de détail, quant à ce sujet, attache a été prise avec le PDG d’AlCOST qui nous a donnés des informations complémentaires. D’un capital social d’un milliard de dinars, dit-il, la société qui produira des vêtements techniques et de ville qu’elle commercialisera sous la griffe « Fennec », sera une joint-venture, constituée sous forme d’une société par actions de droit algérien dont le groupe C & H détiendra 70 % et le partenaire étranger 30%. Alors que l’usine AlCOST fonctionne actuellement avec 300 ouvriers approximativement, la nouvelle unité qui démarrera, en septembre prochain, aura besoin de 2 000 autres éléments qui seront formés, sur le site, par des formateurs turcs. Une partie de la production servira à la satisfaction des besoins du marché national et l’autre sera destinée à l’exportation. Ce partenariat, conclut-il, a pour objectifs de relancer l’industrie du textile, la substitution de la production nationale à l’importation, la définition et la mise en œuvre de programmes de production « Made in Algéria », l’amélioration de la qualité des produits et articles fabriqués selon les standards internationaux en vue de satisfaire le marché local et de conquérir des marchés extérieurs, la stimulation de l’activité pour l’ensemble des filiales de la filière textile et d’assurer de manière progressive le transfert du savoir-faire propre à l’activité de la confection. Avec cette nouvelle unité Béjaïa redorera le blason de l’ex-Sonitex qui fabriquait, il y a trois décennies de cela, de très beaux costumes et manteaux qui étaient très prisés.
A. Gana

