APC d’Aït Aïssa Mimoun Les élus du FFS grondent – «L’exécutif ne fait que se partager les détachements»

Les élus de la section du Front des forces socialistes (FFS) de la commune d’Aït Aïssa Mimoun dénoncent dans une déclaration, rendue publique hier, la gestion au sein de la mairie locale. Tel qu’il est rapporté dans le document, les élus FFS parlent d’une « gestion clientéliste, antiréglementaire et sectaire » au sein de l’APC d’Aït Aissa Mimoun, à une dizaine de kilomètre au nord du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou. Fustigeant certain élus de la dite 

assemblée, dont le maire, les élus du plus ancien parti de l’opposition expliquent dans leur déclaration, qui date de mercredi dernier que « Certains élus, à leur tête le maire, au lieu de réfléchir à son aménagement et à son développement, se sont plutôt occupés de la façon dont ils vont partager les postes de détachements ». Ajoutant : « ces derniers se permettent de modifier à leur convenance la composition des commissions permanentes, alors que conformément à l’article 35 de la loi relative à la commune, celle-ci doit assurer une représentation proportionnelle reflétant la composante politique de l’assemblée populaire communale ». Allant plus loin dans leur dénonciation, les membres de la section FFS d’Aït Aïssa Mimoun affirme dans leur déclaration : « certains élus inventent des antennes mairies qui n’existent pas afin de créer le maximum de postes permanents et y détacher leurs délégués », expliquant qu’il n’y a même pas de locaux à même d’accueillir ces antennes. Pour ce qui est des élus FFS au sein de l’assemblée locale, le signataire de la déclaration, en l’occurrence M. Bettouche, premier secrétaire de section, dit : « Nous n’avons jamais essayé de bloquer la mairie et nous n’avons pas l’intention de la bloquer, nous avons été élus pour travailler ». L’on peut lire également plus loin dans le document des élus FFS : « ce que nous refusons c’est l’exclusion et la compromission ». Toujours dans le même sillage, ils s’interrogent : « Pourquoi certains villages, comme Ikhelouienne, Mendjah, Aït-Braham et Boussoir, pour ne citer que ceux-là n’ont bénéficié d’aucun projet ? Pourquoi des dossiers de demandes d’aides à l’habitat rural sont bloqués au niveau de la mairie, alors que les aides sont disponibles au niveau du ministère de l’Habitat ? ». Les rédacteurs de la déclaration dénoncent également « le refus du maire de nous laisser apporter notre savoir-faire, aussi modeste soit-il, pour une meilleure gestion de la commune », expliquant que ce dernier ne leur a même pas présenter « un état des lieux de la commune pour pouvoir contribuer à l’élaboration d’un projet de programme d’action à court, moyen et long terme et éviter ainsi l’improvisation et une gestion au jour le jour ». Ils se demandent par la même occasion : « pourquoi le maire d’Aït Aïssa Mimoun refuse-t-il une gestion collégiale associant tous les élus ? Pourquoi choisit-il de s’allier avec des individus et pas avec des partis ? ». Ils avancent comme exemple le fait que « le maire a choisi de prendre dans son équipe S. Fellag, deuxième sur la liste du FFS, alors que durant toute la campagne électorale, les citoyens nous disaient qu’ils ne voteront pas pour nous à cause de lui ». Allant plus loin encore, dans leurs critiques du P/APC, ils ajoutent : « Que peut-on attendre d’un maire qui déclare en pleine assemblée : ‘’nous sommes ici pour apprendre’’ ». Moqueurs, les élus FFS déclarent : « La mairie n’est pas une école, c’est un lieu où on met son savoir-faire au service du citoyen. Notre APC a besoin de compétences et non pas d’élèves ».

  T. Ch.