Après 45 jours de grève qui ont fortement affecté l’opération de délivrance de visas, les revendications des employés du consulat viennent d’être satisfaites… en partie. En effet, une des revendications, réclamant des salaires en devises, n’a pas été prise en compte, « en respect de la législation algérienne qui interdit de payer en devises les employés embauchés sous contrat local » . Par conséquent, et compte tenu de cette période dite de haute saison, le rythme de traitement des demandes de visas sera inévitablement accéléré pour, d’un côté rattraper le retard qui a affecté 35 000 à 38 000 demandes, et de l’autre faire face à la demande quotidienne qui connaît généralement un pic important à quelques mois des grandes vacances. Il faut préciser que l’arrêt de la grève a été décidé hier matin, suite à une rencontre entre des représentants syndicaux CFDT et l’administration française, notamment le ministre conseiller, Jean-Baptiste Faivre. Les revendications ayant fait l’objet d’un accord concernent les conditions de travail, la question des congés et la grille salariale, avec un projet de revalorisation. Cependant, les salaires des employés continueront à leur être versés en dinars, en vertu de la législation algérienne. Pour rappel, la grève déclenchée le 2 avril dernier a bloqué les opérations de traitement des demandes de visas, provoquant reports et retards de rendez-vous au niveau de TLScontact, l’entreprise chargée de gérer les demandes. C’est pour cette raison que des vacations supplémentaires seront assurées pour arriver à contenir le flux de demandes en cette période charnière, sachant que le rythme quotidien de traitement des dossiers au niveau de TLScontact va s’accélérer avec un objectif de 1 500 contre 900 en temps normal.
Ferhat Zafane

