Depuis des années, les forces combinées de sécurité en charge de la lutte antiterroriste traquent sans relâche les sbires d’Abdelmalek Droukdel, qui ont fait des massifs montagneux d’Akfadou et d’Ath Abbas, faisant respectivement jonction avec les wilayas de Tizi-Ouzou et Bordj Bou Arréridj, leur fief. Même si l’étau se resserre de plus en plus autour d’eux, les terroristes de l’ex-GSPC se manifestent parfois par des actions sanguinaires çà et là comme ce fut le cas en 2010 où le commandant du secteur militaire de Béjaïa, un lieutenant-colonel du DRS dans la région de Boudjelil et sept patriotes à Tinebdar ont été assassinés. N’empêche que les différentes opérations de ratissage, enclenchées dans ces régions, ces dernières années, se sont soldées par l’élimination de dizaines de terroristes, dont un émir dans la périphérie de la ville d’El Kseur. Les régions d’Adekar, Akfadou, Ath Abbas, Béni K’sila, Toudja, constitueraient des zone de repli pour les sanguinaires de l’ex-GSPC. Des contingents militaires sont stationnés dans ces zones fortement boisées depuis des années et des opérations de ratissage sont régulièrement menées pour mettre hors d’état de nuire les sbires de Droukdel, auteurs de plusieurs attentats contre des patriotes, des militaires et des gardes communaux. Des sources au fait de la lutte antiterroristes croient savoir que les sanguinaires de l’ex-GSPC, qui écument les régions touffues de la wilaya de Béjaïa, seraient, pour la plupart, nés au maquis ou ayant rejoint le maquis étant enfants. Ils seraient des rejetons des premiers groupes terroristes qui avaient rejoint le maquis au début des années 90. Aujourd’hui, ils seraient âgés entre quinze et vingt ans. Les mêmes sources précisent que les terroristes, ayant commis l’attentat de Lamtahar dans la commune de Tinebdar, début avril 2010, s’exprimaient en kabyle et en arabe dialectal en sus de leur parfaite connaissance de la région, ce qui laisse supposer que les services de sécurité ne détiendraient aucune information sur l’identité de ces jeunes terroristes de surcroît bien entraînés pour commettre des attentats, puis prendre la clé des champs.
Dalil S.
