Encore une opposition !

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Les gestionnaires de la commune de M’Chedallah peinent à trouver un endroit convenable pour caser les déchets ménagers de la localité.

En effet, après la délocalisation de l’ancienne décharge aménagée en bordure d’Assif N’Sahel, suite à un mouvement de protestation des résidents du chef-lieu de la commune en 2011, les ordures ménagères étaient déversées temporairement au niveau de la décharge provisoire que l’assemblée sortante a aménagée au lieudit Thik Remtath, en attendant la réalisation et la mise en service du CET dont les travaux ont été lancés il y a 08 mois à proximité de ladite décharge provisoire. Seulement, les mêmes citoyens d’Ahnif se sont, une nouvelle fois, opposés tant aux déversements des ordures de M’Chedallah qu’à la réalisation du CET de type inter communal (voir notre édition du 26/05/2013). Ainsi, la commune de M’Chedallah revient à la case départ avec cette insurmontable contrainte de prise en charge de ses ordures ménagères. Et pour palier au plus urgent, il n’y avait d’autre alternative que celle de rouvrir l’ancienne décharge en bordure d’Assif N’Sahel, face de la gare et Cheikh Left, situées à 200m à peine à vol d’oiseau. Pour réduire le volume de ces déchets et faire face aux arrivages quotidiens de l’APC de M’Chedallah, les services concernés ont choisi d’y mettre le feu. Une lente incinération qui produit d’énormes fumées noires que les vents poussent vers les deux agglomérations d’Ahnif, à fortes concentration démographique, qu’elle enveloppe comme une brume opaque. Ceci, en plus des fortes odeurs de plastique brûlé qui indisposent sérieusement les résidents, notamment les nombreux asthmatiques et ayant des maladies chroniques et broncho-pulmonaires, ainsi que les nourrissons et les personnes âgées. Même les nombreux usagers de la RN5, dont ce tronçon n’est séparé de la décharge que par le lit d’oued, reçoivent leur part de fumée aveuglante et d’odeurs forts irritantes, au même titre que le relai routier implanté dans les parages. Aussi, les citoyens d’Ahnif recommencent a montrer des signes d’irritation et menacent de passer à des actions de rue dans le cas où il n’est pas rapidement mis fin à cette pénible situation. De leur coté des élus de l’APC d’Ahnif nous font part de leur inquiétude quant à l’éventuelle pollution du forage qui alimente le chef-lieu en AEP, situé sur la même rive que la décharge de M’Chedallah à une distance d’environ 200 mètres. Bien plus grave, ce puits réalisé à 100 mètres à peine du cours d’eau d’Assif N’Sahel est le réceptacle de l’ensemble des rejets d’assainissement des daïras de M’Chedallah et Bechloul, car située juste en bordure du lit d’oued à partir de laquelle est alimenté ce forage. Le cas de cette décharge provisoire de M’Chedallah, qui constitue un véritable casse tête chinois, doit faire objet d’un traitement particulier, d’autant plus qu’au Nord, elle est bordée par des terrains agricoles de la ferme pilote que les gérants exploitent à plein temps.

Oulaid Soualah

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