Quand l’Algérie, minée par le terrorisme instaurait l’état d’urgence, de nombreuses voix, de l’autre côté de la Méditerranée s’étaient levées pour dénoncer cette ‘’atteinte » aux libertés démocratiques et aux droits de l’homme. Personne, parmi les hommes politiques français n’avait dit à l’époque que l’état d’urgence, en renforçant les pouvoirs de l’administration, permettait aux forces de l’ordre de traquer les terroristes et de déjouer les attentats qui, hélas allaient coûter la vie à des milliers d’Algériens. C’était le seul moyen de parer au péril qui menaçait l’ordre public et de veiller à la sécurité des personnes et des biens. Et voilà que la France, malade de ses banlieues et de ses immigrés mal intégrés, instaure, à son tour, l’état d’urgence. Couvre feu, assignation à résidence de personnes jugées dangereuses, arrestations, remise des armes de guerre, de défense ou de chasse, fermeture à partir d’un certaine heure des salles de spectacles, interdiction des manifestations quand celles-ci peuvent générer des atteintes à l’ordre… Même dans des villes où les troubles n’ont pas pris l’ampleur de ceux de la région parisienne, le couvre-feu a été décrété, par les préfets, pour les mineurs. Certes des voix s’élèvent contre l’état d’urgence mais la majorité des Français approuvent cette mesure puisqu’elle donne à l’autorité publique les moyens d’endiguer la violence. L’état d’urgence, s’il peut comporter des mesures coercitives, n’est pas moins nécessaire quand la situation l’exige, quand il y va de la sécurité, voire de la vie des gens : cela, les Algériens l’ont bien compris !
S. Aït Larba
