Aujourd’hui s’achèveront les épreuves du baccalauréat et beaucoup de candidats souhaitent que les sujets des dernières matières soient abordables pour pouvoir se rattraper.
Qu’ils soient des filières des sciences de la nature et de la vie, des maths techniques, de gestion ou des lettres, tous les candidats sont unanimes à déclarer avoir éprouvé d’énormes difficultés, en épreuve de mathématiques particulièrement. « C’est une véritable catastrophe, car les deux sujets étaient inabordables » dira Faîrouz, qui rajoutera que les sujets de mathématiques ont découragé tous les candidats de la filière de gestion dont elle fait partie. Il en est de même pour les scientifiques qui ont, dans leur majorité trouvé des difficultés en maths. « L’épreuve de maths était pleine de pièges difficiles à déjouer », dira pour sa part Fouad, un élève de la filière sciences de la vie et de la nature, concourant au centre de Nacéria. Nous avons entendu le même son de cloche au centre des frères Chikhoune (ex-les oliviers) où Kamel, un autre élève scientifique, d’un air déçu, soulignera que les sujets de maths étaient tellement difficiles qu’il n’est pas sur de réussir, du moment que le coefficient de l’épreuve est très important pour les scientifiques. Les littéraires étaient, quant à eux, confrontés, au même titre que les candidats des autres filières, aux rudes sujets des mathématiques, mais également à ceux de la philosophie. Une candidate du centre Anani du chef-lieu s’est même évanouie à la lecture de ces derniers. Par contre, dans leur majorité les candidats étaient, plus ou moins, satisfaits des sujets d’anglais, d’arabe, de français et d’histoire-géographie, lesquels étaient à la portée des élèves assidus. Apparemment, ceux des maths étaient au dessus des capacités des lycéens de la wilaya de Béjaïa. D’ailleurs, pour appuyer cette thèse, Kahina, une candidate de la filière de gestion, pronostiquera un taux de 10% de réussite pour les candidats de sa filière. Hormis ces sujets jugés abrupts, le baccalauréat s’est bien déroulé à travers la cinquantaine de centres d’examen que compte cette wilaya. à Tizi-Ouzou et selon les lycéens inscrits dans la filière « lettres et philosophie » rencontrés hier, la troisième journée de l’examen n’a pas été facile, ni rassurante. Ils étaient plusieurs candidats à s’être plaints du sujet de philosophie qu’ils ont jugé « trop dur ». La plupart des lycéens rencontrés préciseront que le thème de « l’habitude et la volonté » leur était quasiment inconnu. « Les sujets proposés dans l’épreuve de philosophie ne figurent pas dans le listing des leçons limitées par les professeurs, ce qui nous avait entièrement déstabilisés. Du coup, personnellement, je ne savais plus quoi faire, ni quoi penser. J’ai été surprise, comme tous les autres, d’ailleurs. Ces leçons n’étaient pas dans le programme limité. Maintenant, nous espérons que les correcteurs soient indulgents dans la correction », dira une candidate de la filière littéraire. Amine, un autre candidat à l’examen du baccalauréat dans la filière scientifique, expliquera que « pour l’épreuve des mathématiques, le sujet proposé n’était pas à la portée de tous les candidats. Il était trop difficile. La majorité s’est plainte aux professeurs surveillants. Mais en vain. Nous sommes obligés d’attendre les résultats pour décider quoi faire ». Par ailleurs, en ce qui concerne les épreuves de la journée d’hier, les candidats expliqueront que les sujets proposés étaient à la portée de tous le monde. « On peut dire que c’était une belle clôture. Je suis contente. Car après les sujets difficiles d’hier et avant-hier (mardi et mercredi, NDLR), ceux d’aujourd’hui (hier) étaient une véritable bouffée d’oxygène pour nous », indiquera une étudiante en langues étrangères. Enfin, pour les postulants au Bac, inscrits dans les filières des sciences expérimentales, gestion et économie, sciences mathématiques, mathématiques techniques, (génie électrique, génie mécanique, génie civil et travaux publics), ils passeront les dernières épreuves aujourd’hui.
A. Gana et Samira Bouabdellah

