Les fabriques de parpaings et d’agglomérés pullulent

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Le tronçon de la RN5, entre Bechloul et Ahnif d’environ 20km, a enregistré une véritable explosion de fabriques de parpaings et d’agglomérés qui poussent comme des champignons des deux côtés de la chaussée. Plus d’une cinquantaine sont déjà entrées en production et d’autres sont en voie de réalisation.

Une filière qui connait son plein essors, depuis le lancement de plusieurs plans quinquennaux du programme auto-construction, de logements ruraux en parallèle à d’autres constructions étatiques, de divers types, tels que les logements sociaux, LSP, des sièges administratifs ou autres locaux d’unité économiques. Ajoutant à cela, la délimitation de ces plates formes de fabriques de parpaings qui ne respectent pas l’alignement et la distance réglementaire par rapport à la RN5, il n’en demeure pas moins que les deux voies d’accès dont doit se doter chaque une d’elles, l’une pour la rentrée et l’autre pour la sortie, afin de permettre aux semi remorques et à d’autres véhicules de type châssis longs d’y accéder et manœuvrer à l’aise à l’intérieur de ces plates-formes, qui sont aménagées n’importe comment. La plupart invisibles à partir de la route et ne sont même pas signalées par une quelconque plaque pour avertir les routiers qui franchissent ce tronçon en ligne droite et à grande vitesse, cela en plus d’empêtrer sur des terrains agricole, sachant que ces dernières prennent chacune un espace qui frôles les deux hectares, sur des terres hautement fertiles inclues dans le périmètre irrigué dont le projet de canalisation et d’acheminement de l’eau à partir du barrage Tilesdit est lancé depuis plus de 06 mois, avec un rythme d’avancement des travaux assez respectable. Les écrits et autres rapports des services Agricoles de la région dénonçant ce massacre en règle de terrains agricoles n’ont, jusqu’à présent, fait réagir aucune autorité exception faite de la commune d’Ahnif qui a commencée à envoyer les premières mises en demeure aux nouveaux arrivés dans ce créneau, depuis le début du moi. Pour d’autres unités, le danger vient du manque de visibilité à cause des arbres ou autres buissons touffus qui forment de véritables clôtures parsemés le long de la RN5, des deux cotés, au point où l’usager ne se rend pas compte de la présence de ces dernières qu’à moins de 60m, un fait aggravé par le fait que de vieux tracteurs agricoles munis de bennes, dont aucun des feux réglementaires n’est opérant, sont utilisés pour l’enlèvement du matériaux (parpaing/ourdis), cela en plus de la valse de semi-remorques qui rentre pour décharger la matière première ou sortir charger des agglomérés. A noter que la circulation sur cette route n’a pas diminué même après la mise en service de l’autoroute et ce pour plusieurs raisons, tout les voyageurs allant ou venant de la wilaya de Béjaïa et des daïras de M’chedallah et Bechloul doivent l’emprunter pour déboucher sur la pénétrante de l’autoroute d’El Adjiba, aussi l’explosion du parc automobile, depuis ces 05 dernières années, au point où le même flux de la circulation automobile sur la RN5, d’avant la mise en service de l’autoroute, est observée à l’heure actuelle pour preuve les interminables bouchons qui sont, toujours de mise au niveau de Raffour et Chorfa pour ne citer que les points noirs les plus en vue dans la région. Les services chargés de la circulation et de la sécurité routière doivent faire rapidement le nécessaire, en plaçant des plaques de signalisation adéquates au niveau de ce tronçon et en éliminant les obstacles qui gênent la visibilité aux usagers, ainsi que les propriétaires de ces fabriques de parpaing qui doivent faire le nécessaire, de manière à ce qu’elles soient visibles de loin au même titre que les voies d’accès qui doivent être signalées par des panneaux portant « sortie de véhicules lourds », cela avant l’arrivée de la saison estivale, qui verrait la circulation routière multipliée par dix sur ce tronçon évoqué. Notons enfin, que ces fabriques de parpaings sont incluses dans le canevas des activités classées, à cause des nuisances qu’ils causent aux riverains sachant qu’en plus des bruits et sonorisations qu’elles produisent, elle utilisent le ciment en vrac qui contient un certain taux d’amiantes qui est une matière cancérigène, par conséquent doivent être tenues éloignées des habitations, ce qui n’est, malheureusement, pas le cas pour la plupart d’entre elles.

Oulaid Soualah

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