Au moment où l’on parle, dans certaines villes, de l’alimentation en eau potable 24 heures sur 24 heures, les habitants de l’antique Auzia ne savent plus à quel saint se vouer pour voir ce précieux liquide couler régulièrement de leurs robinets.
Avant-hiier, ce sont des citoyens en colère qui se sont adressés à leurs élus pour essayer de résoudre ce problème qui dure depuis longtemps. D‘autres se sont dirigés directement vers le siège de l’Algérienne Des Eaux (ADE) pour avoir des explications sur ce retard dans la distribution de l’eau. Il faut dire que certains quartiers, comme ceux de la porte d’Alger et de la cité du 17 octobre, en sont privés depuis 2 semaines. Pour rappel, l’eau est rationnée depuis des décennies dans la ville de Sour-El-Ghozlane, surtout en été. Chaque quartier est alimenté à raison d’un jour sur trois, en hiver, et un sur quatre en été. Mais des perturbations peuvent survenir, comme en ces derniers jours, causées par la rupture de la canalisation provenant du barrage, du côté du col de Bekkouche. D’après le responsable de l’ADE, la réparation a tardé à cause du manque de moyens matériels. Promesse leur a été donnée pour le rétablissement de la distribution pour hier. Ne voyant rien venir, des représentants des quartiers et du mouvement associatif ont tout simplement investi le nouveau siège de la daïra vers 14 heures. Très diplomate, le chef de daïra a reçu la vingtaine de personnes qui se sont présentées, tout en convoquant le président de l’APC, le chef de l’agence ADE et le responsable de la subdivision de l’hydraulique. Là une discussion a été engagée sur ce problème où les préoccupations de la population ont été exposées. Des solutions ont été proposées et des promesses données. Le président d’APC, M. Abderrezak Saïd a même assuré que « les services communaux ont souvent mis à la disposition de l’ADE des engins pour leurs travaux».
M. Belaïd

