Le nombre de projets approuvés lors de la session ordinaire de l’assemblée communale d’Akbou, tenue en mars dernier, pour l’adoption du budget primitif d’un montant de 84 milliards de centimes, s’élève à 82 projets.
Néanmoins, force est de constater qu’aucun projet n’est encore lancé. En effet, après sept (07) mois de l’installation de la nouvelle assemblée communale d’Akbou rien n’a encore été fait. Effectivement, l’éclairage public reste constamment défaillant, le tissu routier est complètement délabré des dizaines de projets, outre ceux inscrits précédemment, sont en état de blocage. Hormis, l’entame des travaux de réalisation de plusieurs jets d’eau, les projets de grande envergure ne sont pas encore lancés. Certains responsables endossent la responsabilité au contrôle financier de la municipalité récemment installé. Selon Ali Azoula, fonctionnaire au service d’équipement et de réalisation au niveau de la commune, le problème majeur réside dans le contrôle financier. « Depuis la mise en place de cet organe administratif, il est devenu difficile de réaliser un quelconque projet », a-t-il tenu à nous expliquer. Ainsi, après l’approbation du budget primitif par l’administration de la willaya, les services à qui incombe la responsabilité de la réalisation des projets, sont obligés de se soumettre au CF. C’est une étape supplémentaire. « Il faut attendre le visa du CF, afin de procéder à n’importe quel achat ou dépense publique. Certes, c’est un organe fiable censé contrer toute sorte de fuite d’argent, mais, au demeurant, il est malheureusement entravant vu la lenteur par laquelle il vérifie les dossier », se désole-t-il. M. Iskounène, vice P/APC, ne partage pas, quant à lui, cet avis. « Le CF gère en tout quatre communes à savoir Ighram, Amalou, Chellata et Akbou. Cet organe approuve pratiquement tous les projets qui lui sont soumis, et ce, dans les meilleurs délais. Ce qui engendre le retard, c’est la lenteur des procédures administratives comme le choix de l’entreprise réalisatrice des projets, notamment la priorité de certains projets sur les autres », explique-t-on. De son côté Mouloud Salhi, élu à l’APC d’Akbou, évoque l’incompétence de l’exécutif communal et dégage toute responsabilité du CF. « C’est vrai que le contrôleur financier a trop de tâches à faire. La commune d’Akbou, par exemple, dispose de plusieurs projets. Donc la lenteur du CF, dans ce cas, est compréhensible. Je pense qu’on doit, plutôt, parler de l’inertie et de l’incompétence de l’exécutif communal. Il y a des dossiers transmis au CF incomplets», dira-t-il. Il est à rappeler que le contrôleur financier du budget communal a été installé l’année dernière. Toutes les communes, et ce, à l’échelle nationale, seront dotées de ce nouvel organe. Le CF a, à priori, pour objectif de mettre un terme au phénomène d’endettement des communes et de vérifier, de près, l’ensemble des dépenses de la commune.
M. C.

