Les habitants du chef-lieu communal d’Aït Boumahdi, dans la daïra de Ouacifs, à 35 kms au sud de Tizi-Ouzou, demandent que soient relancés, en urgence, les travaux de réalisation d’un dalot, sur la route d’El Hammam Oufella, à l’arrêt depuis des mois. En effet, les usagers de cette route, allant du siège de l’APC vers Thaghanimth, accès principal d’Aït Boumahdi et plus loin du village d’Aït Aggad, sont fortement pénalisés. « Ni les écoliers, ni les malades, ni les personnes âgées ne sont épargnés par cet état dû au laisser-aller. Cela perturbe la vie des villageois qui sont dans l’obligation de passer par une déviation pour rallier leurs villages. Ajouter à cela, la conduite d’assainissement qui a été touchée par les engins dout les eaux usées coulent à ciel ouvert depuis le début des travaux qui s’éternisent, mettant ainsi en danger la santé des habitants de notre localité», nous dira un habitant du village d’Ait Boumahdi. D’après les dires d’un autre habitant dudit village, une femme a même failli perdre la vie en tombant sur d’énormes barreaux dans ce chantier pharaonique. Les habitants de cette localité se disent être marginalisés par une administration qui ne leur a donné aucune explication sur les raisons de l’arrêt des travaux ou la date d’une éventuelle reprise. C’est ce qui est écrit sur une pétition signée par tous les habitants, dont des copies ont été remises aux autorités, notamment la direction de l’urbanisme et de la construction, par les représentants des habitants du village d’Ait Boumahdi en nous remettant une copie de la déclaration, les représentants nous ont déclaré qu’ « aucune fiche technique ou tableau explicatif du projet, censé être affiché à l’entrée du village , n’existe», et de ce fait, il n’y a aucun moyen de connaître la durée de réalisation de se projet. Ils ajouteront : « Nous vivons le calvaire à cause des désagréments causés par l’entreprise réalisatrice du projet, qui n’a pas cessé d’ignorer les soucis de la population. Le danger est quasiment permanent. La population n’arrive pas à comprendre les raisons de l’arrêt des travaux, même durant des jours aussi cléments ».
Karima Talis
