L’élection de M. Oumbiche, à la tête de l’US Oued Amizour, n’est en fait qu’un retour de l’homme dans les affaires d’un club qu’il n’a jamais quitté et qu’il a soutenu à chaque fois que le besoin s’en est fait ressentir. Un retour dans des conditions particulières, maintenant que le club est aux portes de l’excellence et n’ayant plus droit à faire marche arrière. En accédant à la DNA, c’est un grand pas vers « la cour des grands », comme l’évoque les citoyens de la ville d’Amizour. La responsabilité est donc autant lourde que délicate, pour M. Oumbiche, mais ses qualités, humaines et managériales, lui permettent aisément de mener à bon port le club pour atteindre, sous de proches échéances, ses objectifs. Le club dispose de tous les moyens pour s’autogérer. Il dispose d’un stade, même si sa capacité doit être « vite » revue à la hausse, sans parler du projet de réalisation du complexe sportif de 30 000 places prévu à Amizour qui serait salutaire. Ses besoins en hébergement, restauration et transport étant assurés aisément, le club escompte, pour la saison en cours, de mettre en place des moyens de récupération… L’essentiel y est déjà ce qui réduira sensiblement les dépenses pour la saison en cours. Selon le président sortant, 4,5 milliards suffisent largement pour jouer le challenge de l’accession en Ligue II professionnelle. Pour M. Aomar Oumbiche, le nerf de la guerre, l’argent, reste la seule condition pour voir grand et mener le club au professionnalisme. Pour cela, il faudrait que le sponsor (Huyndaï) reste derrière le club, c’est le souhait de M. Oumbiche, mais aussi de tout Amizour qui rêve déjà de voir les Rouge et Noir rivaliser avec les ténors. Le rajeunissement et l’investissement dans la formation est la base de travail du nouveau président, qui compte, à terme, puiser du terroir pour composer son team, aussi bien pour les staff directionnel et technique que pour les athlètes. Il faut que tout le monde y mette du cœur. Investir sur l’homme reste la pierre d’achoppement du président qui a déclaré vivement vouloir travailler avec tout le monde, dans la sérénité la cordialité et loin des clivages et des dissensions. Le président sortant, Dda Amar, a fait allusion à «ceux qui dénigrent » et entravent la marche du club, « c’est des adeptes de la tchatche, seulement », dira-t-il en ajoutant qu’à Amizour, il y a des hommes. M. Oumbiche abondera dans le même sens, « je veux travailler avec tout le monde, sans exclusive. Je consulterai pour former mon équipe, qui sera homogène et qui ira dans le même sens avec une volonté partagée, un avis concerté », dira-t-il. À Amizour, il n’y a pas d’opposition, il y a seulement des avis et des méthodes qui diffèrent. La finalité est la même, tout le monde aime le club à sa manière et veut le voire au summum de sa gloire. Alors que les échéances importantes approchent, notamment le dépôt des licence et les recrutements qui doit se faire avant le 15 juillet, c’est hier, en début de soirée, que le bureau du club a tenu sa première réunion pour discuter aussi bien des échéances lointaines que des axes et des tâches que le club doit réaliser au plus vite. Nous y reviendrons.
M. O.
