Le réseau routier dégradé à Aït Abdelmoumène

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À l’instar des autres villages voisins, celui d’Ait Abdelmoumène, relevant de la commune de Tizi N’Tléta dans la daïra de Ouadhias, au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, peine toujours à sortir la tête de l’eau. Le développement est encore une fois renvoyé aux calendes grecques. Les carences et les manques sont multiples. C’est à croire que les autorités n’ont presque rien fait depuis l’indépendance du pays en 1962. Pourtant, ce paisible village a payé un lourd tribut lors de la glorieuse révolution de novembre. Des dizaines de ses meilleurs enfants, notamment Terbouche Mourad, Zerbout Mohamed, Taleb Mohamed, Chabane, Sehaki, Taméne, Sebti, ont sacrifiés leurs vies pour libérer le pays du joug colonial Français. Mais, après l’indépendance du pays, le village et ses humbles habitants n’ont bénéficié d’aucun projet à la hauteur des sacrifices consentis, hormis les 3 écoles primaires et les 2 CEM, qui sont, aujourd’hui, en piteux état vu le manque d’équipement et de travaux d’entretien. Le réseau routier qui relie la localité au monde extérieur est dégradé sur toute sa longueur. En allant d’Ait Graïche à Tagmount Oukarouche ou vers Souk El Tenine en passant par Tassoukit et Taghoucht, le constat est le même et il est simplement ahurissant. Les rues vicinales sont dans la même situation. Les routes sont truffées de sillons, de crevasses aussi profondes que des trappes. Circuler, ou même marcher à pied, est synonyme de prise de risques. Les véhicules sont malmenés et les transporteurs ne savent plus à quelle autorité s’adresser. Les piétons, peu rassurés, surtout pendant la nuit, peuvent à tout moment se retrouver dans un trou. « Notre réseau routier est si endommagé qu’il devient difficile même de marcher à pied. Les responsables locaux, de tous bords, qui ont été maintes fois interpellés, ne font que des promesses sans lendemains. Nos routes n’ont pas bénéficié de travaux de revêtement depuis plus de 15 ans ».

A. G.

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