La confusion règne toujours dans le conflit, qui subsiste entre les travailleurs de l’usine Electro-industrie d’Azazga d’un côté et la direction de l’autre. Un conflit qui a donné suite à un mouvement de protestation traduit par une grève illimitée enclenché au sein de cette usine. Une reprise du travail a été pourtant prévue pour, hier. Mais c’était sans compter sur l’atmosphère de doute et de confusion qui s’est emparé des travailleurs, visiblement pas suffisament convaincus par les promesses de la direction. En effet, le conseil d’administration qui s’était réuni, avant-hier, avait discuté de l’option d’octroyer une prime d’encouragement, comme gage de sa bonne volonté pour une sortie de crise. Même du côté des travailleurs, on s’est mis à évoquer une possible reprise du travail (ndlr pour hier). Mais tous les travailleurs ne semblent pas adhérer à cette idée. D’ou le mot d’ordre de cesser la grève n’a pas été suivi. Et la grève fut donc maintenue. Pour rappel l’objet du conflit entre les deux parties n’est autre que la révision à la baisse annoncée de la quote-part des travailleurs dans les bénéfices réalisés par l’usine. C‘est au lendemain de cette annonce que les travailleurs, dont le nombre est de plus de 800, d’après la section syndicale, ont entrepris un mouvement de grève illimitée sur poste. L’arrêt remonte au 25 juin dernier. Les assurances énoncées suite au conseil d’administration, d’instaurer une prime d’encouragement en contrepartie, n’ont donc pas réussi à apaiser les esprits et remettre en marche les machines paralysées par la grève. La section syndicale parle de “maladresse de la part de la direction”. D‘après le secrétaire général de cette syndicale, Boudjmaâ Mustapha, contacté par téléphone « c’est une maladresse de l’employeur que d’annoncer la revue à la baisse de la quote-part du bénéfice annuel, sous prétexte d’honorer une dette antérieur datant de 2009, qui devra être prélevée de l’exercice de 2012 ». “D’autant plus, ajouta notre interlocuteur, l’entreprise possède un autre choix pour honorer cette dette. Il s’agit de déduire la dette de la réserve ». Estimant à l’occasion, qu’il ne s’agissait là que « d’une provocation à l’égard des travailleurs ». Et ce, enchaînera-t-il, “suite au précédent mouvement grace auquel les travailleurs ont réussi à arracher certains acquis dont, notamment la promesse d’une augmentation des salaires.” Le SG de la section syndical a tenu par ailleurs à charger la direction de l’usine de “la totale responsabilité des conséquences de cette grève. »
Tassadit. Ch.

