Le village honore son artificier

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Aussitôt née, la fondation Chahid Hamouche Ahcène d’Ighil Ali (Béjaïa), en collaboration avec les autorités locales, l’ONM, l’ONEC et toute la population de ladite commune, s’apprête déjà à célébrer la fête de l’Indépendance et rendre hommage à l’un de ses valeureux martyrs, Hamouche Ahcène. Des visites de sites historiques de la région d’Ath Abbas, expositions, conférences, pièces théâtrales, chants patriotiques, sont au menu du programme organisé par les initiateurs de cet événement commémoratif qui s’étalera  sur trois jours, du 03 jusqu’au 05 juillet. Né  le 14 mars 1927, à Ighil Ali, le Chahid s’impliqua très tôt dans la cause nationale. Il était commerçant. Il a alimenté en provenance d’Alger, la région V zone 1 wilaya III en armement qu’il dissimula sous les fruits et légumes. Parallèlement à son activité commerciale, il s’adonna à la fabrication et pose de bombes dans la vallée de la Soummam. La première opération fut celle de la mairie de son village, Ighil Ali, qu’il a réduite en cendres pour effacer toute trace des dossiers de jeunes qui devaient faire leur service national au sein de l’armée  coloniale. Tout en excellant dans les explosifs, le colonel Amirouche le nomma responsable des artificiers de la wilaya III historique qu’il sillonna sans relâche pour former plusieurs jeunes artificiers. Il fut le premier à intégrer la pose de bombes dans la ville de Sétif et à procéder à la formation d’artificiers dans cette ville et les régions environnantes comme en  témoigne le Moudjahid Lamine Djemaoui encore vivant. Alors qu’il apprenait le maniement des explosifs à de jeunes Moudjahidine du village Iabouden, dans la commune d’Ath Oumalou, daïra de Tizi-Rached, wilaya de Tizi-Ouzou, il tomba au champ d’honneur avec cinq de ses « élèves » le 17 mai 1959. Une date et un lieu que son fils, Mohamed Naguib, ignorait  jusqu’au mois de février 2013, malgré  les  nombreuses recherches effectuées.   Le martyr se repose au village Iabouden qui le considère, à ce jour, comme son propre fils. Enfin, l’hommage que la Fondation s’apprête à rendre à cet artificier est un détonateur  d’une série d’activités.                        

Bassaid Khiari  

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