Le nouvel album de Gouloussa

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Le chanteur Gouloussa, de son vrai nom Arezki M’foukh, est originaire d’Ait Oulhadj dans la commune d’Ait Bouadou. Il est âgé de 46 ans et père de 3 enfants. Étant fonctionnaire à l’APC d’Ait Bouadou et aussi président du comité de son village ne l’a jamais empêché de chanter, de composer et d’éclairer la lanterne de ses concitoyens par ses temps d’incertitude et d’inquiétude. Son deuxième CD est prêt et disponible depuis hier 1er juillet. Cet album intitulé « lukan Tudert tettleqim » est un ensemble de huit chansons. C’est un mélange de Chaâbi, de Folklore Kabyle, de Charqi et de musique assez rythmée. Il entame son récital par une chanson en hommage à son cousin ravit aux siens, suite à un terrible accident de la circulation, qui lui a, malheureusement, coûté la vie en 99 en France. Il avait laissé 3 inconsolables orphelins. Des paroles bien ficelées, baignant dans une mélodie assez triste. « Si les larmes pouvaient le faire revenir, nous pleurerons torrentiellement. Si les paroles pouvaient te ressusciter, nous solliciterons les meilleurs paroliers ». La 2ème chanson (Yefagh di tader Wawal), est dédiée à l’amour, ses distorsions et à ses déceptions. La 3ème (Arach Imecttah), sous forme d’une chorale où ses deux enfants Abranis et Takfarinas, l’ont accompagné. L’artiste n’a pas omis de chanter l’environnement, la politique et tout ce qui est en relation avec les difficultés de la vie quotidienne. Un duo avec Djamila, une jeunes chanteuse où il chante l’espoir de voire un jour l’Algérie sortir la tête de l’eau pour rejoindre le rang des nations modernisées et développées. Il met en avant tous les avantages, les atouts et toutes les richesses du pays, pour dire que l’espoir existe, il suffit d’y croire et de retrousser les manches. À rappeler que l’artiste a, déjà à son actif, un 1er album sorti en 2009, qui s’intitulait Awid ihekman. Un album où il a, surtout rendu un vibrant hommage aux martyrs de la démocratie, à commencer par Kamel Amzal, Smaïl, Tigzirine, Djaout, lyabes, Medjoubi, Matoub et Boudiaf. « Ali Baba et les 40 voleurs » se voulait un appel aux puissants décideurs qui ont des bras longs afin de protéger, non seulement les richesses du pays, mais aussi la vie des Algériens et l’avenir de l’Algérie. La réconciliation nationale et les souffrances des victimes de la décennie noire n’ont pas été passées sous silence. Le titre Inass i Yamina est une chanson rythmée comme pour amuser les fans. Une chanson d’amour avec en prime des vers rimés et des paroles qui vont droit aux cœurs sensibles. Une belle réussite digne de l’œuvre d’Ait Menguellet lors de ses années d’or. Le chanteur est également écrivain puisqu’il a à son actif trois ouvrages poétiques à propos de Saïd Mouh Oulhadj, un poète de la localité qui a vécu dans les années 1880. Un autre ouvrage dédié à un sage conseiller, rebouteur et sculpteur d’Ait Oulhadj. Son 3ème ouvrage est consacré à l’histoire de son village. Le chanteur que nous avons rencontré appellera : « Mon appel ira tout droit aux jeunes pour leur dire de s’investir dans l’innovation et la création artistique. Il faut toujours croire, la réussite n’est 3pas impossible. Les autorités sont appelées à créer des espaces culturels et sportifs pour que les gens puissent se rencontrer librement. J’espère que mon album plaira aux auditeurs. Mes remerciements vont exclusivement à mon ami Bouaraba Amar pour sa précieuse contribution ».                                                            

Hocine. T

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