La 8ème édition du festival Arabo-Africain de danse folklorique se poursuit à Tizi-Ouzou – Rabah Asma emballe le public

Une soirée mémorable. C’est le moins que l’on puisse dire du spectacle qu’a animé, avant-hier, vendredi 05 juillet, Rabah Asma à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, programmé dans le cadre de la huitième édition du festival culturel Arabo-africain de danse folklorique.

Une véritable marée humaine s’est déversée, avant-hier, à la Maison de culture Mouloud Mammeri, et c’est dans une salle pleine à craquer, et une température suffocante que le spectacle a démarré. Rabah Asma a entamé son répertoire, porté par un public survolté. Il a littéralement cassé la baraque, au grand bonheur de ses fans transportés par sa musique rythmée, aux sons des guitares électriques et de la darbouka. « Ardjoui Ardjoui » fut la première chanson que l’artiste entonna, s’en suivra « Achourar », « El Dzayar Sbah El Khir », « Athin oum rir a chan », « A lkhoukh youban », « Akli am oumahboul ». On aurait dit que toute la jeunesse de Tizi-Ouzou s’était donné rendez-vous à la grande salle de la Maison de culture. Du début jusqu aux environs de minuit, heure à laquelle le gala s’est terminé les fans du chanteur ont dansé à ne plus en pouvoir. Toutes les chansons du répertoire de l’artiste ont été reprises en chœur par le public qui on redemandait, avec le bruit assourdissant des applaudissements et des you-you. Une mère de famille, venue avec filles, belles filles et leurs enfants, assister au concert, assise à même le sol, nous dira : « J’adore Rabah Asma, sinon nous serions reparties. Normalement, ce genre de gala devrait avoir lieu au stade. Cette salle ne peut contenir autant de monde. Un gala animé par une telle star, qui a marqué toute une génération et qui séduit la nouvelle, ne peut se faire dans une salle aussi petite. C’est, pour ma part, une fausse bonne idée… », ajoutera-t-elle. Un jeune spectateur nous dira quant à lui : « Je ne rate jamais les concerts de Rabah Asma. C’est une véritable bête de scène. Je me défoule à mort dans ses galas »

Karima Talis