Après la décision d’organisation du concours de recrutement le 12 août prochain, les syndicats autonomes, activant dans le secteur, estiment que le nombre de postes qui seront ouverts, cette année n’est pas suffisant pour combler le déficit.
Le ministère de l’Education nationale ouvrira 12 346 postes au niveau des trois cycles d’enseignement (primaire, moyen, secondaire). L’organisation de ce concours a été décidée suite à l’annonce, par la Direction générale de la Fonction publique, de l’ouverture du concours de recrutement au titre de l’exercice 2013 avec plus de 30 000 postes affectés aux ministères de l’Education nationale et de l’Intérieur. Pour le cycle primaire, les postes ouverts sont au nombre de 4 680 dont 3 757 pour les matières de langue arabe, 907 pour la langue française et 16 pour la langue amazighe. Par ailleurs, 3 113 postes dans 11 matières sont ouverts pour le cycle moyen auxquels peuvent prétendre les universitaires ayant obtenu une Licence ou un Diplôme d’études supérieures (DES). Le cycle secondaire compte, pour sa part, 4 553 nouveaux postes auxquels peuvent postuler les candidats disposant d’un diplôme d’ingénieur d’Etat, d’un Master ou d’une Licence. Cette offre comblera-t-elle le déficit enregistré dans le secteur ? « Le nombre des postes ouverts dans le secteur n’est pas suffisant. Nous avons besoin de 33 000 enseignants pour pouvoir combler le déficit enregistré dans le secteur », a relevé le porte-parole du conseil des lycées d’Algérie (Cla). « Au niveau du cycle secondaire, nous avons enregistré un déficit de 15 000 enseignants », dira notre interlocuteur. Et d’ajouter que « le nombre de postes qui seront ouverts, cette année, ne permet même pas de remplacer les 50% de départ en retraite, étant donner que 30 000 enseignants vont partir en retraite ». M. Idir Achour dira, en outre, que la tutelle n’a pas pris en considération les nouvelles infrastructures au nombre de 500 établissements. «Vu le nombre des postes ouverts, on prévoit une catastrophe à la prochaine rentrée scolaire où les anciens problèmes en terme des emplois du temps et des classes surchargés vont resurgir». Ce nombre, a-t-il dit, va accentuer le phénomène de la violence en milieu scolaire et de la tricherie. Le porte-parole du Cla, qui tire la sonnette d’alarme quant au déficit flagrant en enseignant, estime que c’est urgent de trouver une solution pour sauver l’année scolaire prochaine. Le chargé de communication et de l’information au sein du Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), quant à lui, estime que les postes qui seront ouverts, sont loin d’être suffisants. « Il y a un manque flagrant d’enseignants dans certaines matières, notamment les mathématiques, les langues étrangères (français, anglais, espagnol et allemand) au niveau national, et le nombre des postes ouverts ne comblera pas le déficit dont souffre le secteur». A noter que dès l’annonce de l’ouverture du concours de recrutement, le 7 juillet dernier, les candidats ont commencé à déposer leurs dossiers au niveau des directions de l’éducation à travers tout le territoire national, sachant que le délai ne doit pas dépasser 15 jours à partir de la date de l’annonce officielle.
L.O.CH

