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En projet depuis…1990

Le projet de l’unité de soins, lancé au début des années 90 à Agouni Ahcène, dans la commune d’Aït Yahia Moussa, pour servir ce village, ainsi qu’Ath Moh Kaci et Imzoughène dont les population s’élèvent à plus de deux mille habitants, ne voit toujours pas le jour.

En effet,  la structure sanitaire s’est retrouvée entièrement délabrée avant même qu’elle ne soit réceptionnée. Persiennes volées et murs entièrement dégradés. Aujourd’hui, il ne reste d’elle que la carcasse. Tous les exécutifs qui se sont succédés à la tête de l’APC n’ont rien fait. Aucune démarche n’a été faite pour terminer ce projet. « Nous n’avons trouvé aucune trace de documents du projet en question », nous a répondu vaguement le maire sortant.  On croit savoir que l’unité de soins va être réinscrite. Pour en savoir plus à ce sujet, nous avons sollicité l’actuel maire qui nous a affirmé qu’elle a été programmée dans le cadre des PCD. « Nous avons fouiné dans tous les documents. C’est un projet qui existe. Nous avons dernièrement diligenté les services du CTC qui a prononcé la réforme de la bâtisse. Certes, nous avons perdu de l’argent pour cette expertise, mais nous avons tout de même abouti à quelque chose. Maintenant, nous pouvons redemander sa réinscription », nous- a-t-il déclaré. Il faut dire que cette unité de soins urge dans cette contrée entièrement enclavée. Même le réseau routier qui relie ces villages, aussi bien à Ait Yahia Moussa qu’à Draâ El-Mizan, est dans un piteux état. D’ailleurs, même les transporteurs clandestins refusent de prendre les citoyens vers ces deux chefs-lieux. Pour un simple pansement ou une injection, les habitants de ces villages doivent faire des pieds et des mains pour trouver un moyen de transport. Pour le maire, cette structure est une priorité pour éviter aux malades des déplacements harassants et des dépenses supplémentaires. Agoui Ahcène, Imzoughène et Ath Moh Kaci auront-ils, d’ici la fin 2017, leur unité de soins? C’est le défi que se lance  l’actuelle assemblée communale.                  

Amar  Ouramdane 

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