Créé en 1947, le RC Seddouk, l’un des doyens des clubs de la vallée de la Soummam, n’arrive toujours pas à retrouver ses marques, suite à un endettement qui le paralyse.
Selon un dirigeant, si cette dette n’est pas épongée dans les meilleurs délais possibles, le club s’achemine vers des difficultés qui risquent de provoquer sa disparition. C’est pourquoi d’ailleurs, le président actuel a fait appel à tous les enfants du club pour aider le RCS à surmonter cette pénible épreuve. Selon un élu, l’APC est prête à faire tout son possible pour débarrasser le RCS de ce lourd fardeau d’endettement. « Si nous ne pouvons pas renflouer directement les caisses du RCS, nous allons sensibiliser les opérateurs économiques de la commune à le faire en se constituant sponsors », dira cet élu. Aux moyens financiers qui lui font défaut, le club bute aussi à des difficultés matérielles. Le stade communal est dans un état lamentable avec une clôture et des portails qui demandent à être rafistolés pour éviter que des réserves ne soient émises par la commission d’homologation des stades de la ligue, qui sortira prochainement sur le terrain pour inspection. Les anciens vestiaires sont dans un état lamentable avec le parterre arraché les murs enfumés, l’eau qui dégouline partout. Toutes ces carences n’ont pas découragé les dirigeants qui ont commencé les préparatifs en prévision de la nouvelle saison. Ils sont à pied d’œuvre dans les recrutements des joueurs et d’un entraîneur. Ce qui est rassurant aussi, c’est le retour de Kebbi Djamel comme dirigeant, un enfant du club qui porte dans son cœur la formation seddoukoise. A vrai dire au RCS, un club qui évolue dans le championnat de la division d’honneur de wilaya et qui a raté d’un cheveu l’accession au palier supérieur deux fois consécutives, ses dirigeants ne jurent que par l’accession, cette saison, si tous les ingrédients lui sont réunis.
L. Beddar

