Vainqueur de la coupe d’Algérie, champion en titre d’Algérie, double détenteurs de la coupe de ligue, la Jeunesse Sportive Baladiat Ighrem, section volley-ball, catégorie minime fut consacrée champion d’Algérie, le 25 mai dernier. Ces champions ont enfin eu la cérémonie d’honneur qu’ils méritaient. Elle a été organisée, le jeudi 25 juillet dernier, à la salle des fêtes Tirzit, à Akbou. Les jeunes volleyeurs ont été félicités et encouragés, en présence de leurs familles et amis. Etaient présents à cette cérémonie, les encadreurs, et sponsors du club, ainsi que les autorités locales, à leur tête le P/APC d’Ighrem et son adjoint chargé de la jeunesse et de la culture. Dans son allocution d’ouverture, le président du club, Benkhellat Tarik a dit : « les titres et les coupes ne sont que la face visible de l’exploit ». Et de poursuivre : « l’utilité du sport, notamment le sport amateur, réside dans le fait qu’il prépare les jeunes à une intégration sociale et culturelle. Actuellement, l’école du club compte environ 100 jeunes athlètes. C’est dire tout l’engouement que les réussites du club suscitent chez une jeunesse qui ne demande que des moyens et un cadre adéquat pour son épanouissement ». Béchir Nourdine, le secrétaire général du club, dira : « Maintenir le club en vie est déjà en soi un défi. En comparaison avec ses rivaux, le club dispose de zéro moyen. Chaque déplacement, chaque match à disputer est un projet. Et nous tenons à remercier spécialement les APC de Boudjellil (daïra d’Ighil Ali) et El Flay (Sidi Aïch), ainsi que l’APC d’Ighrem dont nous relevons administrativement, qui mettent à la disposition du club des bus pour les déplacements ». L’avenir du club est en effet des plus précaires. Il cristallise les inquiétudes des dirigeants qui se disent être dans l’impossibilité logistiquement, de le mener jusqu’aux catégories séniors. Tous ces jeunes athlètes, l’âge avançant, risquent de stagner et se retrouver sans avenir. Pour le président du club : « il est indispensable de constituer une équipe de séniors. Bien que les compétences existent et que l’encadrement soit disponible, les moyens manquent. Nous espérons que les pouvoirs publics et les entreprises de la région s’impliquent davantage pour doter le club d’une logistique digne de ses ambitions et de ses talents ».
B. Sadi
