Les syndicats autonomes contestent la décision

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Les syndicats autonomes, activant dans le secteur de l’Éducation nationale, ont condamné avec force les conclusions de la commission ministérielle chargée d’étudier les demandes de révision de la décision d’exclusion de l’examen du baccalauréat, qui a décidé de sanctionner les surveillants pour avoir manifester une défaillance professionnelle. Aussi, ces derniers réfutent catégoriquement la décision d’exclusion d’un an, décidé par la commission à l’encontre de tous les candidats coupables de tricherie, qui sont au nombre de 3 081 candidats. À cet effet, le chargé de communication et de l’information au sein du conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), condamne avec force les sanctions décidées à l’encontre des enseignants surveillants. « Un enseignant n’incite pas à frauder. Il ne peut en aucun cas être responsable de ce phénomène », a expliqué M. Messaoud Boudiba. En ce qui concerne la sanction entreprise à l’encontre des élèves, ce syndicaliste a précisé que l’allégement des sanctions ne doit pas concerner tous les candidats. «L’allègement des sanctions doit être appliqué en prenant en considération le dossier scolaire des candidats, dont ses notes et sa conduite tout au long de l’année scolaire », a-t-il préconisé. La même source a affirmé que : « Le Cnapest Elargi réagira vivement dans le cas où les enseignants seront sanctionnés ». Pour sa part, M. Achour Idir, SG du Conseil des lycées algériens (CLA), a dénoncé avec force les sanctions décidées à l’encontre des élèves. « Je ne crois pas que la commission a traité chaque dossier au cas par cas. Parce que si elle avait, réellement entrepris une telle démarche, elle n’aurait pas annoncé une sanction contre la majorité des candidats coupables de fraude », a fulminé notre interlocuteur. Ce syndicaliste n’a pas omit de qualifier cette mesure d’ « injuste ». Ainsi, et devant cet état de fait, M. Idir Achour a souligné que : « La commission aurait dû décentraliser le verdict final au niveau des commissions disciplinaires de chaque établissement et ce, afin d’étudier plus attentivement le dossier de chaque élève, accusé de fraude, en prenant en considération son dossier scolaire ». Il estime dans ce sens, que « la fraude  nécessite une étude approfondie pour mettre fin au phénomène de la fraude ». Pour ce qui est en outre, des sanctions décidées par la commission en question à l’encontre des personnels d’encadrement « pour avoir manifester une défaillance professionnelle », le SG du CLA qui dénonce vigoureusement une telle mesure, a brandit la menace de recourir à une protestation à la prochaine rentrée scolaire si des enseignants sont sanctionnés. Toutefois, ce syndicaliste incombe la responsabilité de la fraude « aux membres du personnel de sécurité ainsi que les chefs de centre d’examen ». Selon lui, « Ces enseignants ne sont pas laxistes. C’est au service de sécurité et au chef de centre d’examen de prendre les mesures adéquates ».

L.O.CH

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