Les habitants de Tizi, un quartier périphérique de la ville de Béjaïa, espèrent qu’après la fête de l’Aïd el Fitr les chantiers, abandonnés au début du mois de Ramadhan reprendront pour mener à terme les travaux engagés.
Ils sont préoccupés surtout par le bitumage de la route Tizi qui mène à leur quartier. La route est étroite, sinueuse, abrupte et souvent sans trottoir. Après maintes réclamations, les habitants du quartier ont pu arracher des autorités locales la promesse de la réhabilitation de cette route. Lorsque les travaux ont été entamés, déclare Kaci, habitant du quartier, tout le monde était content. Car cela mettra fin au calvaire des automobilistes. Maintenant, continue-t-il, c’est tout le monde qui est déçu. On paierait cher pour retrouver les bosses et les crevasses de notre vieille route. La route avant qu’elle ne soit totalement décapée, explique Abdellah, un autre habitant du quartier, était plus ou moins praticable. Il y avait certes beaucoup de bosses et de trous, mais les voitures parvenaient quand même à monter jusqu’au col de Tizi Maintenant, ajoute-t-il, depuis qu’ils ont arraché et emporté le vieux goudron, la route est transformé en une piste. Les choses se sont compliquées. Des nuages de poussière se forment après le passage des véhicules. Les bouches d’égout, qui ne peuvent être rasées au niveau de la route, sont devenues des obstacles difficilement franchissables en raison de leur hauteur et de l’étroitesse de la route. Quand deux bus ou deux camions se croisent sur cette route, il faut plusieurs minutes pour se frayer un passage. Les habitants du quartier ne comprennent pas le départ des ouvriers et des engins au début du Ramadhan, comme si tout effort est interdit durant le mois sacré alors qu’ailleurs, à travers la ville de Béjaïa, c’est en ce mois justement que l’on a mis à profit pour refaire les tapis des principales artères. La reprise des chantiers de bitumage de la route soulagera certainement les habitants de Tizi.
B. Mouhoub

