Niché au cœur de la forêt de Mizrana, le village Tamazirt Ourabah est des plus enclavés. Mais il semblerait que les actions de protestation de ses habitants, durant les quelques dernières semaines, ont enfin trouvé une oreille attentive. Le village est désormais relié directement au chef-lieu communal. Une piste longue de 3 km a été frayée dans la forêt. Et c’est là un grand pas qui a été fait vers le désenclavement de ce grand village. Ce nouveau chemin, qui sera inscrit prochainement chemin communal, est un raccourci qui évitera aux villageois bien des détours, pour rallier et le chef-lieu communal, Aït Saïd, et la ville de Tigzirt, chef-lieu de daïra, distante de 6 km. Les villageois ont accueilli ce projet avec joie. Néanmoins, ils disent tous qu’ils ne seront complètement satisfaits que quand le chemin sera bitumé. Ils déplorent le fait que l’APC ne l’ait couvert que d’une couche de tuf. « La première partie de notre revendication a été satisfaite. Mais il reste le plus important. Pour que ce chemin soit praticable et efficace, il faut qu’il soit bitumé. Il faut également qu’il soit bien et régulièrement entretenu. Nous espérons que les autorités locales ne vont pas en rester là et veiller à ce que notre bonheur soit complet », nous dira Mohamed, un habitant de Ourabah. Pour rappel, au mois de mai dernier, les habitants du village avaient recouru à la fermeture du siège de la mairie de Mizrana et celui de la daïra de Tigzirt pour faire entendre leur voix.
Zahir Fellas
