Originaire du village Ath Ivrahim, Na M’hela Aoudia, épouse Hami Hmadache, est née en 1910. Veuve dès l’âge de 25 ans, elle refusera toujours de se remarier. Elle consacra sa vie pour élever ses deux enfants. Na M’hela s’occupera aussi durant la guerre de libération des enfants de ses deux frères qui se sont engagés dans les rangs de la fédération de France. Sa maison fut un refuge pour les Moudjahiddine. Na M’hela n’est jamais tombée malade, malgré les dures conditions dans lesquelles elle avait vécu. Jusqu’au dernier jour de sa vie, elle avait gardé toute sa lucidité et sa mémoire intacte. Elle évoquait toujours, dans les moindres détails, la famine et le typhus qui avaient marqué l’année 1940 ainsi que les années de la guerre de libération nationale. Bien entourée par sa famille, Na M’hela a terminé la dernière tranche de sa vie dans de meilleures conditions. Na M’hela, est décédée mardi dernier. Elle a été enterrée le lendemain, mercredi, au cimetière familial Amdhoune dans son village natal, à Ath Ivrahim.
Oulaid Soualah

