Le maire tente de tempérer la colère des protestataires – «Deux forages en perspective à Kantidja»

La commune fait face à un problème d’alimentation en eau potable des plus aigus. Les multiples manifestations et actions de rue des villageois en traduisent l’ampleur. Ils ont à plusieurs reprises occupé le siège APC et fermé la RN25, pour crier leur exaspération et leur désarroi. La dernière contestation en date fut celle des habitants d’Imezoughène, une localité qui fait partie de la grappe de villages, située dans le versant Ouest du chef-lieu, alimenté à partir des forages de Kantidja. L’autre versant l’est à partir de la chaîne d’AEP de Oued Bougdoura (Draâ Ben Khedda), et il n’est pas mieux loti. Les habitants des villages d’Ath Attella, d’Afir, de Tachtiouine jusqu’à Tafoughalt souffrent du manque de cet élément vital. Des solutions sont trouvées à chaque colère villageoise, mais cela ne dure que quelques jours au bout desquels les villageois reviennent à la case départ. La raison de la persistance du problème c’est l’omniprésence et persistance des fuites. D’énormes quantités d’eau se perdent dans la nature, au grand dam des habitants. Pour Tafoughalt, l’espoir repose sur la concrétisation, dans les meilleurs délais, de la conduite en cours de réalisation à partir de Draâ El-Mizan, afin de bénéficier du transfert de l’eau du barrage de Koudiat Acerdoune. « Si cette conduite voyait le jour d’ici la fin du mois d’août, nous aurons un problème en moins. Nous en ferons bénéficier les habitants des villages d’Imezoughène, d’Agouni Ahcène et d’Ath Mouh Kaci. Le forage encore fonctionnel à Kantidja, l’autre étant à sec, ne servira donc plus que les habitants d’Iâllalen, d’Ighil El Vir et des hameaux environnants », nous a confié le maire de cette municipalité. Quant à la quantité d’eau pompée à partir de Oued Bougdoura vers Tafoughalt, elle le sera pour les autres villages. Dans le même ordre d’idées, et toujours pour ce qui est préconisé en matière de renforcement de l’alimentation en eau potable dans cette commune, notre interlocuteur nous a appris que deux forages sont prévus à Kantidja : « le premier forage est déjà réalisé. Il ne reste que son exploitation. Nous sommes en contact permanent avec les services de l’hydraulique et ceux de l’ADE afin d’accélérer ce qui reste à faire », a enchaîné le maire d’Aït Yahia Moussa. Et de poursuivre : « nous ferons en sorte que le deuxième forage soit lancé le plus vite possible ». Si la volonté existe pour atténuer ce problème épineux, il serait urgent de lancer le barrage d’Assif N’Tletta. Avec sa réalisation, ce sera peut-être la fin de ce sempiternel problème. Mais au rythme où vont les choses, notamment à cause des oppositions des citoyens d’Ihidoussène, rien n’est moins sûr. Le chantier a été installé depuis plus de six mois, mais point de travaux à l’horizon.

Amar Ouramdane