Les directeurs de l’éducation, en vertu des mécanismes de suivi et d’évaluation mis en place par le département de M. Boubekeur Benbouzid oeuvrant dans le sens de la délocalisation, seront les premiers a bénéficié de ce processus fixé pour un futur très proche. Ce dernier leur permettra notamment de prendre toutes les décisions ayant trait à leur secteur indépendamment de leur tutelle tout en prenant en compte la spécificité des régions dans lesquelles ils sont installés. Autrement dit, ils seront plus autonomes de décision par rapport à leur tutelle qui jusqu’à ce jour continue de les gérer à distance. « Notre objectif est d’impulser une véritable dynamique de territoire préparant ainsi le terrain à une véritable décentralisation de la décision » a avancé le premier responsable du secteur de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid dans son allocution prononcée lors de la cérémonie de lancement du projet Education MEDA II, tenue hier au Club national de l’armée en présence de M Lucio Guerrato, ambassadeur et chef de délégation de la Commission de l’Union européenne à Alger. La présence de ce dernier n’est guère fortuite dans la mesure où l’occasion a constitué le Coup d’envoi de la première action inscrite dans le cadre du projet de coopération bilatérale Ministère de l’éducation nationale et Méda II. Il s’agit d’une session de formation résiduelle d’une durée d’une semaine au profit des 48 directeurs d’éducation de wilayas. Ils sont également concernés par ces formations continues qui s’étendront sur une période de quatre ans, les secrétaires généraux des directions de l’éducation, plus de 2500 chefs d’établissements issus des 10 wilaya pilotes, entre autres Tamanrasset, Djelfa, Blida, Boumerdès, M’Sila… et les formateurs des instituts de formation de maîtrises recrutés cela fait deux ans dans le cadre de la réforme du système éducatif. « Nous oeuvrons a former des hommes capables d’être autonomes pour gérer leur secteur et surtout être des bons managers », insiste M. Benbouzid en soulignant que seule cette démarche permettra d’améliorer le « rendement du système scolaire et de la qualité d’enseignement, la réduction des disparités régionale et une meilleure efficience des dépenses du secteur ». L’objectif assigné à ce projet est d’arriver à instaurer une nouvelle politique qui augure de la démocratisation du secteur à travers la mise en place d’une nouvelle dynamique éducative et scolaire régionale, donner un appui au management des établissements scolaires avec l’implantation des projets de services et des projets d’établissement et également pour leur évaluation et leur orientation, notamment par la mise en place d’un système d’évaluation des acquis des élèves. Le financement de ce projet qui s’inscrit dans le cadre du Meda II pour l’éducation, de l’ordre de 19 millions d’euros, a été codégagé par l’Algérie et l’Union européenne. Evoquant cet aspect, Guerrato a indiqué que son institution a été réticente quant à l’accompagnement de ce projet vu la complication de l’application des réformes. Mais après étude, elle est résolue à apporter son appui au secteur de l’éducation, non seulement financièrement, mais également techniquement. « Ce qui nous a également convaincu à prendre en charge ce secteur qui m’effraie, c’est la détermination de votre gouvernement à l’améliorer et également la longévité du ministre de l’Education à la tête du secteur », souligna Guerrato. Pour sa par, Benbouzid a conclu que l’objectif principal de ce partenariat, premier du genre, n’est pas seulement d’acquérir l’appui financier mais surtout avoir « l’apport des experts de l’Union européenne, leur expérience et leur savoir-faire « .
Wassila Ould Hamouda
