Les pénuries d’eau à Assif Assemadh et Irroufa persistent. Elles ont fini par provoquer la colère des citoyens qui ont pris en otage, jeudi passé le camion citerne de l’APC qui les alimentait en eau potable. Ils estimaient que la quantité d’eau livrée, quotidiennement, est insuffisante et en deçà des besoins des familles. Le véhicule n’a été libéré qu’après l’intervention du maire qui leur a promis de remédier à la situation en faisant accélérer les travaux sur la conduite d’adduction qui devrait alimenter le nouveau château d’eau à partir du captage d’El Aïnser Averkane de Saharidj. Dans l’après-midi de la même journée, les protestataires se sont déplacés, en masse, au siège de l’APC qu’ils menacent de fermer dans le cas où aucune solution ne soit trouvée dans l’immédiat. Il est à rappeler que le calvaire qu’enduraient les citoyens des localités précitées remontait au début du mois de Ramadhan. Les agglomérations d’Ath Yekhlef, Ath Lembarek et Thamourth Ouzemour ne sont pas logées à meilleur enseigne. Elles reçoivent l’eau une journée sur deux pour une durée n’excédant pas 02 heures. Un état de fait qui ne manquera pas de provoquer une révolte générale d’une population qui n’a que trop souffert de la rareté d’eau potable en pleine période des grandes chaleurs. « Nous avons toujours soif. Depuis ces dix dernières années, malgré le lancement de nombreux projets d’adduction d’AEP, tant dans le programme des PCD que celui des PSD, le problème perdure encore », dira un villageois. Signalons que même les trois plus grands centres urbains qui sont le chef-lieu de daïra, Raffour et Vou Aklane ne sont pas épargnés par le manque de ce liquide précieux. De plus, ces régions sont riches en matière de ressources hydriques. La vétusté des réseaux de transport d’eau, le manque d’entretien et le suivi de ces ouvrages sont à l’origine de la rareté d’eau.
Oulaid Soualah

