La Dépêche de Kabylie : Que représente pour vous ce festival ?
Lemnouer Boubeker: Dans une nation qui a enfanté des Abane Ramdane, Krim, Khider, Si Amirouche et autres héros de la révolution, il est du devoir de tout un chacun de penser à une meilleure alternative pouvant faire de l’histoire du pays un repère indélébile. Ce festival justement est une fresque, un hymne contre l’oubli de nos glorieux Chouhada.
Les objectifs du festival ?
Vous savez, ceux qui ont connu dans leur chair et leur cœur l’Algérie de 1954 ne peuvent et ne doivent pas oublier le point de départ à partir duquel le pays s’est remis dans le train de l’histoire contemporaine. Quant à l’immense majorité de la jeunesse victime de certaines industries de l’oubli, elle doit tout faire pour se réapproprier son passé. Il faut situer son pays dans le temps et l’espace et mesurer sa juste valeur, la noblesse d’un combat et la portée d’un sacrifice couronné par une liberté qu’il faut préserver, aujourd’hui, en baptisant l’avenir avec le patriotisme et la détermination qui font les grandes nations.
Pour conclure…
Les jeunes ont besoin de savoir que leur pays a une grande histoire dont ils peuvent en être fiers et que les vicissitudes d’aujourd’hui ne peuvent occulter ou altérer la pérennité d’une cause, celle pour laquelle un million et demi de martyrs ont offert leurs vies pour que l’Algérie et le peuple algérien vivent en paix.
Propos recueillis par Rabah Zerrouki
