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La population ferme la RN9

Après la fermeture, avant-hier, de la route nationale N°43 reliant Béjaïa à Jijel, les protestataires ont procédé dès les premières heures d’hier, au blocage de la RN 9 au niveau du carrefour de Souk El Tenine paralysant complètement le trafic routier entre les trois wilaya (Béjaïa, Setif et Jijel) afin de réclamer, pour la énième fois, une commission d’enquête pour démasquer la composante de la commission d’attribution des 143 logements ENPI « ex-EPLF », de laquelle le président de l’APC s’en lave les mains . Selon les informations recueillies auprès des protestataires, qui refusent en bloc la liste des bénéficiaires colportée, ce vent de colère risquerait de faire tache d’huile si les autorités compétentes gardaient le silence sur un dossier qui continue de défrayer la chronique, notamment après la déclaration rendue publique du P/APC portant sur sa démission catégorique de la commission d’attribution présidée par le chef de daïra de Souk El Tenine.  « … Je dégage toute responsabilité quant à la liste des bénéficiaires desdits logements qui sera rendue publique ainsi que tout ce qui en découlera », lit-on sur le document. Une déclaration choc, conçue comme étant un séisme ayant ébranlé la population qui s’attendait à une suite reluisante de ce feuilleton, dont l’épilogue n’est pas pour bientôt. Les protestataires qui crient haut et fort contre cette machination et qui n’ont pas tardé de sortir dans la rue à travers une série de manifestations spectaculaires, rien que pour stopper les barons de passe-droits au détriment des melbouciens, interpellent les hautes instances pour arrêter cette hémorragie. « Nous refusons que notre commune soit une ville fantôme livrée aux quatre vents pour ne reprendre vie que pendant la saison estivale », dira F. B, postulant complètement abasourdi ». Par ailleurs, pour les révoltés qui jurent de tous les noms de ne jamais lâcher prise, les preuves à l’appui, toute discussion passe inéluctablement par la mise à nue des membres de cette commission discrédités par leur forfait et surtout situer les responsabilités. « Qui est derrière ce scandale ? Quels sont les critères adoptés pour l’opération d’attribution si le nombre de postulants dépasse le millier ? Quel est le profil de ces membres désignés pour étudier les dossiers des prétendants et à quel point peut-on considérer la crédibilité de tout un chacun, notamment après le retrait du P/APC ? Pourquoi le président de la commission n’a pas pris le taureau par les cornes afin de mettre sous veilleuse et prendre au sérieux les raisons de la démission du P/APC et engager les mesures qui s’imposent ? Quelles sont réellement les véritables causes qui ont poussé le P/APC à claquer la porte ? » se sont entre autre les interrogations phares des contestataires qui estiment que seul un tirage au sort propre et devant tout le monde sur le sol de la commune pourra atténuer un tant soit peu leur souffrances et mettre fin à cette révolte.  Une revendication légitime et réfléchie tant que l’objectif visé et de lever toutes les zones d’ombre et faire régner la transparence loin de tout soupçon, tant que le climat délétère qui y règne renseigne sur une situation minée qui risque de plonger toute la région dans un climat apocalyptique .

Rabah Zerrouk.

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