L’assemblée populaire d’Aït Aïssa Mimoun, présidée par M. Chabane Akli, élu du parti national MEN, bouclera, bientôt, sa première année à la tête de cette commune, qui relève de la daïra de Ouaguenoun, sise à quelques encablures de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Les sièges obtenus par la liste du P/APC, 6 sièges sur les 19 mis en jeu, sont dus, en premier lieu, à son programme de campagne électorale, riche et prometteur. Mais qu’en est-il justement de ces promesses de campagne ? Où en sont les projets qui étaient censés atténuer les souffrances de la population ?
Tout d’abord, il y a le projet d’un centre d’enfouissement technique, qui devait débarrasser la commune du problème des décharges sauvages. Sa réalisation est toujours en stand-by. Les programmes de dératisation, de démoustication et abattage des chiens errants qui envahissent toujours la grande forêt de Bouchouba. L’instauration de permanences médicales au niveau de la polyclinique Chahid Ahmed de Thala Illilane, qui n’a, malheureusement encore, d’établissement de santé que le nom ! Faciliter l’accès à l’habitat rural, une option toujours inexistante dans la municipalité depuis presque une année. L’entretien des différents chemins communaux, dont la majorité reste toujours impraticable, à l’image de celui de Thala Illilane. La bonne et régulière répartition de l’eau potable, toujours au stade de simple théorie, puisque les 24 villages de la commune vivent toujours la même crise. Toujours pas de couverture totale de la commune en gaz de ville. La réalisation d’un stade communal, d’un réseau de téléphonie fixe en fibre optique, pour une couverture totale de la commune d’un réseau Internet, et plusieurs autres projets encore n’ont pas non plus vu le jour. Tout cela était le programme du maire actuel, M. Chabane, dans une commune, qui demeure toujours dans le sous-développement. Un seul village sort du lot, celui de Levdhahi, qui est lui doté de gaz de ville, de la téléphonie fixe, et de l’Internet, et d’autres commodités encore. La raison en est peut-être qu’il est situé au bord de la route nationale. Une route pas du tout au point par ailleurs. A ce jour donc, à part les différents projets votés dans le cadre de PCD et de BP, et il s’agit de projets d’assainissements et de réseaux de drainage des eaux pluviales, et le revêtement de la route nationale qui est un projet PSD, aucun projet d’envergure n’a été réalisé ou même soumis à un vote. Les habitants de la commune d’Aït Aïssa Mimoun appellent donc les élus municipaux, à leur tête le P/APC, Mr Chabane, à tenir leurs promesses, et prendre très au sérieux les doléances des citoyens.
Adaoun Hakim.

