Le club de l’OSEK a été créé en 1936 et n’a été reconnu, officiellement, qu’en 1934. Outre les français qui jouaient en son sein, plusieurs noms de musulmans figuraient dans sa composition. On retiendra les frères Saadi (Dit M’hidine), Zaouche et Chekroune. Après la 2éme guerre mondiale, le club a été relancé mais la révolution algérienne n’a pas laissé les dirigeants et les joueurs indifférents. D’ailleurs, on y comptera plusieurs martyrs dont les frères Kaci et Mustapha Zouagui, Zaidi Braham dont le stade d’El Kseur porte aujourd’hui le nom. D’autres figures ont aussi marqué ce club, dont Amirouchène Smail, Mebarki Abdelkader dit « Lalou », les frères Djenane Azzedine et salah. A l’indépendance, certaines figures ont activé jusqu’au début des années 80, date à laquelle, le défunt Si Ouakli Sellami, une grande figure du mouvement sportif de la wilaya de Béjaïa, est venu diriger l’OSEK cinq années durant. Et c’est sous la direction de Sellami que L’OSEK accède en division d’honneur. Depuis, c’est la traversée du désert. On se rappellera que le club a même commis une déclaration de forfait général, faute de moyens. En 1976, le club renoue avec le stade, cependant cette tentative n’a pas été porteuse de succès. En 1992, l’OSEK accède en inter ligue et jusqu’en 2009, c’est la relégation en division d’honneur (wilaya), le club périclita. Espérons que cette nouvelle tentative sera la bonne pour l’OSEK. « C’est une affaire de nif aussi », tien à dire son président. Souhaitons que l’OSEK réussira à honorer la Kabylie, comme les autres clubs de la région.
Y. B.
