Ouverte en octobre 1993, l’agence BADR de Seddouk s’est considérablement dégradée au fil des ans, malgré un parcours jalonné de succès sur le plan de l’activité. Implantée à la cité des 48 logts, dans un vide sanitaire d’un bâtiment de quatre étages, elle se trouve dans une situation sanitaire déplorable. Les employés travaillent la peur au ventre de voir le plafond s’effondrer sur leur têtes comme cela s’était produit dans le bureau du directeur de l’agence, il y a deux ans. Le premier responsable, son chef de service et un client, ont été surpris par l’effondrement du plafond en plâtre humidifié par des fuites d’eaux usées, qui les a ensevelis sous les décombres. Plus de peur que de mal, ils s’en étaient sortis indemnes de ce malencontreux accident. Aussi, ces fuites fréquentes des eaux usées provenant des obstructions récurrentes des conduites principales en PVC tombent en gouttelettes dans plusieurs endroits du local d’exploitation et leur réparation par les services concernés ne se font que tardivement et parfois durent des lustres. Ce danger qui a fait ses preuves n’est pas pour autant appréhendé, puisque au jour d’aujourd’hui, dans le bureau du secrétariat, faisant aussi office de passage des clients au bureau du directeur, ce risque d’effondrement d’une partie restante du plafond plane toujours sur les têtes du personnel exerçant en dessous et des clients réceptionnés dans ce bureau. L’autre partie du plafond, menaçant de tomber a été arrachée volontairement, formant une plaie géante et béante, laissant apparaître des conduites principales des eaux usées nourries de moisissures des déchets fécaux qui se développent au niveau des joints.
Combien durera encore, cette situation ?L’espoir était revenu il y a deux ans, lorsque les services des moyens généraux de cette banque ont conclu en date du 10/06/2003, un contrat avec l’agence foncière locale pour la location de 5 locaux commerciaux aux fins d’aménagement d’une agence. C’était à l’époque où cette banque s’était lancée dans la modernisation de son réseau d’exploitation avec la création de la fameuse « Banque assise », qui en fait des jaloux dans le secteur. Tout le monde s’attendait à voir à Seddouk l’aménagement d’une agence moderne et sophistiquée ou du moins, une agence répondant aux aspirations de son personnel et de sa cientèle. Un bureau d’études a été même dépêché pour établir un plan, avons-nous appris auprès du directeur de l’agence foncière locale. Aussi surprenant que cela puise paraître, non seulement le projet tarde à venir, mais le comble, les locaux ont été abandonnés à leur triste sort avec des rideaux ouverts, certains volets arrachés. En plus des immondices qui jonchent l’intérieur, ils sont devenus par la force des choses des pissotières et des lieux de délinquances en plein centre ville et au centre d’une rue principale très commerçante de surcroît, gênant ainsi considérablement les passants et les voisins, particulièrement ceux de la cité des 30 logts, notamment de nuit.
L. Beddar
