En dépit de la mise en service du nouveau réseau d’AEP au village d’Aït Abdelmoumène, relevant de la commune de Tizi N’Tléta, il y a à peine trois ans, la distribution d’eau potable est perturbée au grand dam de plus de dix mille habitants. Les travaux effectués d’une manière bâclée sont, à en croire les habitants, la cause de la rareté d’eau. « Le réseau a besoin de travaux d’entretien pour y remédier à ses imperfections », dit-on. En effet, le projet, retenu dans le cadre des PSD, qui a consommé des milliards, a été mis en service en 2010. Un projet qui est venu atténuer le problème de la rareté d’eau potable dans cette localité. Le projet a été réalisé mais le but n’a pas été atteint. La rareté d’eau accable les habitants du village ainsi que les villageois de Cheurfa et Aït El Hadj Ali, entre autres. Au quartier El Djemaa, Taghoucht et Igarbiyen, l’eau n’a pas coulé depuis le mois de juin dernier. « Nos robinets sont à sec depuis plus de trois mois. Les fuites d’eau sont à l’origine de notre problème. Des quantités importantes se déversent dans la nature… », déplore Akli du quartier Taghoucht. Un autre villageois rencontré dira à ce sujet: « Nous avons, à maintes reprises, signalé cet épineux problème au vannier, aux responsables de la commune et de l’ADE, mais en vain». Selon une source proche de l’ADE, « la distribution d’eau se fait d’une manière régulière. Il n’y a que quelques quartiers où l’eau n’y arrive pas». Notre interlocuteur, lui, propose la révision du réseau d’AEP. « Il faut faire la révision de tout le réseau pour mettre un terme à ce problème. À cause des fuites d’eau, les quartiers Igharbyene T’Ansawt et Alma sont dépourvus de ce précieux liquide depuis 20 jour », ajoute-t-il. Signalons que les habitants de plusieurs quartiers de la commune de Tizi N’Tléta ont enduré un calvaire sans précédent durant tout l’été. Les responsables concernés doivent intervenir, incessament, pour réhabiliter le réseau qui présente plusieurs imperfections.
A. G.
