Dans le cadre du PPDRI (projet de proximité de développement rural intégré) la commune d’Ighil Ali a bénéficié de quelques projets dans le secteur agricole et de l’aménagement dans le milieu rural. Ainsi, plusieurs villages de cette municipalité déshéritée ont vu des projets se concrétiser au grand bonheur des bénéficiaires. Selon le district des forêts d’Ighil Ali, les villages de Mouka, Zina et Ath Seraj, qui se débattent, faut-il le souligner, dans un sous-développement aigu, ont bénéficié dans le cadre des PPDRI, de la période allant de 2010 à 2012, entre autre, de l’ouverture et l’aménagement de pistes agricoles, de greffage d’oléastres, de plantation d’oliviers (25 ha en tout, ce qui représente quelque 2 500 oliviers plantés), de captage et l’aménagement de sources et de correction torrentielle. Ces projets constituent une bouffée d’air pour les agriculteurs de la région. La source de rente dans ces villages provient essentiellement de l’agriculture de montagne, notamment de l’oléiculture et de l’élevage. Le montant alloué à ces programmes est de l’ordre de 1.86 millions de dinars. Pour le PPDRI de 2013, le district des forêts a enregistré à son niveau (en attendant le quitus de la wilaya) d’autres projets qui concernent les villages d’Azrou et Tiniri. Ainsi, pour ces deux villages, il est formulé des projets de construction de bassins d’accumulation des eaux pluviales, de captage de sources, de plantation d’oliviers, aménagement de pistes,…pour un montant de 6.28 millions da. Dans le même sillage, concernant l’élevage, que ce soit bovin, ovin, caprin, apiculture ou la cuniculture (élevage de lapins), quelque 73 dossiers d’éleveurs sont avalisés au niveau du district et qui attendent leur concrétisation. Les éleveurs sont originaires des villages de Tiniri, Mouka, Azrou, El Kelâa et Tabouânant dans la commune d’Ighil Ali. À la lumière de cela, dénote l’intérêt grandissant que portent les habitants de ces villages isolés et déshérités à l’agriculture, lorsque l’on sait que c’est presque la seule ressource de vie pour ces montagnards dignes, lesquels ne voudraient pas entendre parler d’exode, du moment que la terre pourrait donner ses fruits lorsqu’on lui donne nos bras !
Syphax Y.
